Randonner en hiver • Suisse Rando Home

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De colline en colline en Appenzell N° 1922
Schwägalp, Säntis-Schwebebahn — Kronberg • AR

De colline en colline en Appenzell

Ça monte, puis ça descend. Voilà à quoi ressemblent habituellement les randonnées en montagne. L’itinéraire en raquettes à neige de la Schwägalp au Kronberg est un peu différent: après une montée en pente douce, le tracé se poursuit à la descente mais se termine par une ascension importante. Le parcours a une autre particularité. Même en cas d’hiver doux et peu enneigé, les conditions sont presque arctiques, du moins dans la première partie. En effet, pendant l’hiver, le soleil ne se montre pas de la matinée en raison du puissant rempart que forme le Säntis voisin. Le début de la randonnée traverse donc un paysage souvent très enneigé. Du givre épais s’accroche aux arbres. Les choses changent une fois la cabane de Chammhalden dépassée. Là, le paysage s’ouvre de plus en plus. A l’ouest de l’imposant Alpstein, des rangées de crêtes joliment décalées s’étendent jusqu’au Toggenburg. A l’est, la vue porte vers le Hoher Kasten et les sommets du Vorarlberg. Le soleil a maintenant grimpé au-dessus du Säntis et réchauffe les randonneurs lors de la montée suivante vers le Kronberg. L’air pur et frais de la montagne et le vaste panorama rendent la fin de la randonnée très agréable.
Le versant ensoleillé de Grindelwald N° 1923
Bussalp — Grindelwald, Mühlebach Schule • BE

Le versant ensoleillé de Grindelwald

Le «Höhenweg 1600», dans la vallée de Grindelwald, très prisé en été, est tout à fait plaisant en hiver. Ce chemin d’altitude, sans dénivelé important, traverse des pâturages enneigés et de paisibles forêts. Il doit son nom au fait qu’il se situe essentiellement à une altitude de 1600 mètres environ. L’hiver, le sentier panoramique préparé sous la forme d’un chemin de randonnée hivernale descend de la Bussalp à Holzmattenläger, d’où il longe le versant ensoleillé par de légères montées et descentes. Sur le trajet, on admire plusieurs vues impressionnantes sur le vaste fond de la vallée de Grindelwald et sur le Wetterhorn, le Schreckhorn et l’Eiger. Le panorama est particulièrement beau depuis les cabanes de Holewang et de Nodhalten. Entre les deux, on traverse une pente avalancheuse sans courir le moindre risque, puisqu’en hiver, une galerie est conçue à l’intention des randonneurs. La descente dans la vallée par de larges virages offre une vue saisissante sur le Wetterhorn jusqu’à Milibach. Le parcours longe une petite route qui sert aussi de piste de luge par endroits. Si la neige a déjà fondu, il est plus agréable de retourner à Grindelwald en télécabine depuis Bort.
Boucle en raquettes à travers la Gruyère N° 1924
La Valsainte, Couvent • FR

Boucle en raquettes à travers la Gruyère

Charmey est un paradis pour la raquette à neige. Des itinéraires sont balisés sur le versant ouest du Vounetse et le long du cours d’eau de la Jogne. Un parcours exigeant mais offrant de très belles vues a été aménagé dans la vallée du torrent Javro. Le point de départ est la chartreuse de La Valsainte, probablement l’un des lieux les plus paisibles de Suisse puisque l’ordre des Chartreux auquel appartient le couvent est connu pour son observance très stricte: silence, isolement, prière et travail caractérisent la vie des moines. Les personnes extérieures ne pouvant pas entrer, il est impossible de faire l’expérience du silence monastique derrière les murs de la chartreuse en tant que visiteur. Mais le calme enveloppe aussi la nature alentour, l’agitation et le bruit de la civilisation n’atteignant pas la région. La boucle mène du couvent, tout d’abord sur le versant ombragé, à travers des gorges boisées et des pâturages enneigés, vers la ferme du Pré de l’Essert. La petite chapelle située sur la colline voisine est une belle étape intermédiaire. L’itinéraire, passant par des forêts et sur des terrains dégagés, rejoint La Valsainte en faisant une large courbe sur le côté ensoleillé.
Chemins d’altitude dans la Surselva N° 1925
Andiast, posta — Breil/Brigels, posta • GR

Chemins d’altitude dans la Surselva

La région de sports d’hiver de Brigels-Waltensburg-Andiast dispose d’une variété impressionnante de chemins de randonnée hivernale préparés qui, combinés à plusieurs ramifications et liaisons, forment un réseau attrayant. On peut opter pour un itinéraire défini ou composer son propre circuit en associant plusieurs sections. En procédant ainsi, «à la carte», il est possible d’effectuer l’une des plus longues et des plus belles randonnées hivernales de la région. Elle traverse le domaine skiable mais se situe le plus souvent loin des pistes. Parfaite, donc, pour tous ceux qui cherchent à s’éloigner de l’agitation liée aux sports d’hiver. Le revers de la médaille? Il n’y a aucune buvette ni bar de piste le long du parcours et il faut donc emporter un pique-nique. La randonnée commence dans le village d’Andiast, à l’est de la région, et mène de l’autre côté, à Brigels, en décrivant deux grandes courbes dans les vallées paisibles des torrents Ladral et Flem. Entre deux, de longs passages s’effectuent sur le versant sud ensoleillé et panoramique, au-dessus de Brigels. Les panneaux indicateurs portant les numéros 4, 3 et 14 permettent de s’orienter chemin faisant.
La vallée d’Engelberg en hiver N° 1926
Brunni — Engelberg • OW

La vallée d’Engelberg en hiver

A Engelberg bien plus qu’ailleurs, on est un peu plus près du ciel. On dit qu’au Moyen Âge, des anges, dans la montagne, auraient indiqué à un moine l’endroit où fonder son monastère. Aujourd’hui, les visiteurs ont plutôt les pieds sur terre et aiment fréquenter le vaste domaine skiable du Titlis. Des pistes sont aussi tracées sur le versant du Brunni, de l’autre côté de la vallée, où l’on trouve plusieurs itinéraires ensoleillés pour la randonnée hivernale. Un très beau parcours descend au village depuis la cabane Brunni. Il commence au cœur du domaine skiable, à la station supérieure du télésiège de Brunni, mais ne longe la piste qu’un court instant avant de suivre un chemin réservé aux randonneurs. Après avoir dépassé les cabanes du Rigidalstafel, on descend sur une pente de déclivité modérée, en admirant le Titlis, jusqu’à Ristis, où l’on traverse à nouveau le domaine skiable, avant de le laisser pour de bon derrière soi. La suite de la descente s’effectue sur une pente agréable qui est une petite route à faible trafic. Elle mène par de larges virages jusqu’à Spisboden, puis rejoint Engelberg via Schwand en faisant une large courbe et en offrant une belle vue panoramique.
Paysages alluviaux soleurois et argovien N° 1927
Olten — Aarau • SO

Paysages alluviaux soleurois et argovien

Le dense trafic routier et ferroviaire du Plateau suisse ne s’entend que de loin sur le parcours longeant l’Aar. Par bonheur, la randonnée traverse surtout des paysages alluviaux paisibles et charmants. La plus longue rivière suisse est un but de randonnée agréable en hiver également. Entre Olten et Aarau, des sentiers riverains la bordent presque sans interruption des deux côtés. En combinant des sections des deux rives, on obtient un itinéraire intéressant qui traverse une nature largement préservée, réservant quelques surprises. L’un des plus beaux tronçons se trouve près d’une structure plutôt oppressante. C’est au pied de la centrale nucléaire de Gösgen que l’Aar clapote gaiement comme un jeune ruisseau de montagne avant de se transformer un peu plus loin en un véritable fleuve. Le parc Bally à Schönenwerd mérite le détour, avec ses chemins et zones boisées aménagés de manière géométrique et ses éléments de jardin anglais. Une partie de l’itinéraire passe sur le «Solothurner Waldwanderweg». Des panneaux informent sur les liens existant entre l’exploitation forestière, la protection de la nature, le fonctionnement des centrales électriques et la protection contre les crues.
Dans la forêt de Grauholz, près de Berne N° 1919
Habstetten, Rössli • BE

Dans la forêt de Grauholz, près de Berne

Amanite épaisse, collybie savonneuse ou paxille enroulé, des noms étranges… Les couleurs et les formes des champignons sont elles aussi étonnantes. Leur partie visible est en fait leur appareil fructifère et c’est sous terre que se passent des choses surprenantes. Là, le mycélium forme de vrais réseaux qui relient les arbres entre eux, protègent leurs racines et renforcent le sol. Dès la fin de l’été, les champignons sont très nombreux. Ce circuit de découverte mène au Grauholz, une zone de détente proche de la ville de Berne. Le point de départ est Habstetten, un hameau au nord de Bolligen. De l’arrêt de bus de Rössli, on emprunte brièvement le chemin de randonnée en direction de Forsthaus sur une étroite route asphaltée jusqu’à la lisière de la forêt. Outre les champignons, le Grauholz réserve une autre surprise: depuis le Schwarzchopf, la vue sur le lac Moossee et le Jura est magnifique. Il est vrai qu’ici et là, on entend aussi le grondement de l’autoroute voisine. Le Schwarzchopf est le point culminant d’une crête boisée qui serpente en un arc de cercle du sud à l’est. Derrière la crête, seul règne le silence. Du Schwarzchopf, on descend vers Sädelbachhüttli. Pas moins de cinq sentiers se rejoignent à ce croisement où l’on trouve des tables de pique-nique, des foyers et un refuge forestier. Le chemin monte à nouveau vers Habstetten puis retourne au point de départ à plat ou en légère descente. La randonnée est courte, mais l’observation des champignons prend du temps. Il faut en prévoir encore plus pour remplir un panier de champignons comestibles. Le Canton de Berne autorise une cueillette maximale de 2 kilos et il n’existe aucune période dite de protection.
Les environs champêtres de Grimentz N° 1896
Grimentz, pl. du Mélèze • VS

Les environs champêtres de Grimentz

Vieux d’au moins un demi-millénaire, le bisse de St-Jean est tombé à l’abandon vers la fin des années 1950. Après deux ans de travaux de réhabilitation et une belle remise en eau effectuée dans le respect des techniques anciennes, il a trouvé une seconde vie en 2012. Pour le plus grand plaisir des promeneurs! Celui qu’on appelle aussi le «Grand Bisse» se rejoint en contrebas du village de Grimentz, après avoir traversé par deux fois la Gougra, le torrent qui alimente le lac artificiel de Moiry. De là, le canal d’irrigation historique suit son tracé d’origine jusqu’au village de St-Jean, serpentant tour à tour dans les forêts de mélèzes ou des environnements plus champêtres. Quelques dégagements bienvenus permettent de jolis coups d’œil sur la vallée et plusieurs des hauts sommets de la couronne impériale de Zinal. Creusé en pleine terre sur la plus grande partie de son parcours, qui se voit ponctué de robustes répartiteurs en bois, le bisse remplit encore çà et là sa fonction originelle: sur les hauts de Mayoux, quelques lopins de terre profitent en effet directement de l’eau du canal. Ce dernier termine sa course à proximité de la ravissante cascade de la Puchotaz. D’ici, on revient vers la dernière bifurcation pour quitter le bisse et remonter par un sentier forestier vers St-Jean d’en Haut. Entre St-Jean et Grimentz, un parcours didactique et interactif sur le thème des animaux ne manquera pas de titiller la curiosité de toute la famille.
Neuchâtel, la «ville jaune» N° 1888
Neuchâtel — St-Blaise, CFF • NE

Neuchâtel, la «ville jaune»

Neuchâtel est une ville qui annonce la couleur. Jaune, en l’occurrence, puisque les bâtiments du centre font la part belle à la pierre d’Hauterive, une roche sédimentaire à la couleur ocre appelée pierre jaune de Neuchâtel par les géologues. Utilisé dès l’époque romaine, ce matériau était d’abord extrait dans des carrières situées en pleine ville, puis un peu plus loin, à Hauterive et Saint-Blaise. La dernière d’entre elles a fermé en 1972 et désormais, elles ne sont plus officiellement accessibles au public. Après s’être promenés en ville de Neuchâtel à la découverte des édifices en pierre jaune, les visiteurs peuvent s’offrir une randonnée le long du lac jusqu’à Saint-Blaise, émaillée d’un éventuel plongeon. Depuis la place Pury, elle-même agrémentée de nombreuses façades ocre et chatoyantes, les marcheurs attaquent l’itinéraire au bord de l’eau en direction des Jeunes-Rives et de leur parc animé. Ils poursuivent jusqu’à la piscine du Nid-du-Crô, avant d’arriver au débarcadère d’Hauterive et de longer le musée du Laténium. Après le port, la plage d’Hauterive invite à la baignade en cas de météo favorable. A moins de marcher durant quelques minutes supplémentaires et de piquer une tête depuis la plage de Saint-Blaise. Il est alors temps de remonter en direction du centre du village, où quelques jolis exemples de bâtiments en pierre jaune sont visibles. En fonction de leur lieu de résidence, les randonneurs poursuivent jusqu’à la gare «St-Blaise CFF» ou reviennent sur leurs pas et prennent le train à «St-Blaise-Lac».
Vue dégagée sur les sommets des Préalpes N° 1351
Linden, Dorf — Oberdiessbach • BE

Vue dégagée sur les sommets des Préalpes

L’attrait de cette randonnée aux portes de l’Emmental n’est pas le sommet de la Falkenfluh, caché dans la forêt, mais le chemin des crêtes de Schafegg, qui offre des points de vue variés sur le Jura et les Alpes. Linden, le point de départ, est bien connu des fans de moto puisque c’est ici que vit le champion de Moto2 Tom Lüthi. Après l’église, le chemin sort du village en direction de Heimenschwand. Une fois le téléski en vue, une petite route escarpée monte jusqu’au hameau de Schöntalmatt, puis au-delà. À la croisée des chemins, au point 987, on prend la route à gauche, qui entre ensuite dans le bois ombragé de Chrüzholz. Entre les troncs des sapins, on aperçoit la caserne de Jassbach. Au croisement, au point 1041, on poursuit l’ascension dans la forêt, à droite. À Farnere, la vue sur les Alpes bernoises enneigées est grandiose. Après un quart d’heure, l’itinéraire continue sur un chemin panoramique, en contrebas de la maison aux multiples statues de bois. Le point le plus élevé de la randonnée se trouve sur la longue crête de Schafegg. On y voit les crêtes du Jura par-delà le Plateau, les vertes collines de l’Emmental et les sommets rocheux des Alpes. Sur l’alpage Aeschlenalp s’élèvent plusieurs arbres solitaires ou en groupe qui, en été, prodigueront une ombre bienvenue aux troupeaux. Le chemin de randonnée suit les formes du terrain, passe devant le domaine de Barichti et atteint la Falkenfluh et le hameau du même nom. Du sommet, le précipice semble recouvert d’arbres. Le chemin redescend vers Oberdiessbach par une forêt clairsemée et des champs verdoyants. Ce n’est qu’ici que le sommet rocheux boisé se montre dans toute son austérité.
La Gürbe vue d’en haut N° 1874
Rüeggisberg, Post — Gschneit • BE

La Gürbe vue d’en haut

Rösti et saucisse, cordon-bleu de porc ... et curry tamoul. Sur le Längenberg, la rangée de collines au sud de Berne, on trouve une auberge de campagne un peu particulière. Le restaurant Bütschelegg, géré par Seevaratnam Thekalolibawam, un ancien requérant d’asile sri-lankais, est une destination de randonnée idéale. Au début de l’excursion, la visite des ruines du cloître de Rüeggisberg, à cinq minutes de l’arrêt de car postal, vaut le détour. Il ne reste plus qu’une petite partie de l’ancien prieuré clunisien qui, au Moyen Age, comptait parmi les cloîtres les plus importants de Suisse et constituait une étape importante du chemin de Compostelle. Façades en bois foncé, géraniums et petit magasin: après une courte traversée du village de Rüeggisberg, un chemin agricole se dirige vers Riggisberg avant de traverser la route principale à Mättiwil et de monter vers la forêt. Un pic martèle un tronc, le chemin est bordé de mûriers et de sorbiers. Ici, les sentiers et croisements sont nombreux: mieux vaut garder l’œil ouvert et observer les panneaux de randonnée jaunes. Après une bonne demi-heure, on sort de la forêt, on traverse la route principale et l’on monte encore une fois, avant de pouvoir s’octroyer une pause sur la terrasse. A cinq minutes du restaurant s’élève encore l’emblème de Bütschelegg: un grand triangle de mesure offrant une vue à 360 degrés, de l’Oberland bernois jusqu’au lac de Neuchâtel. Pour redescendre, on longe le bord de la forêt en direction de Buchweid, avant de rejoindre l’arrêt de car postal «Bütschel, Gschneit».
Randonnée urbaine à Montreux N° 1880
Château-de-Chillon — Auditorium Stravinsky • VD

Randonnée urbaine à Montreux

Aucune autre ville suisse ne vibre autant au rythme de la musique que Montreux. Son festival de Jazz jouit d’une renommée internationale. Ceux qui décident de découvrir à pied cette ville de la Riviera sont certains de suivre les traces des grands noms de la musique. Par exemple en se rendant à l’Auditorium Stravinsky, à l’ancien studio d’enregistrement du légendaire groupe Queen ou encore au Casino de Montreux, auquel fait allusion la chanson légendaire du groupe Deep Purple « Smoke on the Water ». Le château de Chillon, lui, peut être considéré soit comme point de départ soit d’arrivée pour cette proposition de randonnée. Ce monument mythique est comme un imposant navire, il paraît échoué sur son petit éperon rocheux. Victor Hugo, Jean‑Jacques Rousseau et Alexandre Dumas ont rendu un hommage littéraire à cette bâtisse fortifiée du XIe siècle. Mais l’œuvre la plus connue reste le poème de Lord Byron, «Le Prisonnier de Chillon», inspirée de l’histoire de François Bonivard, prieur de Genève qui passa six années au château. La visite des caves en voûte et ancienne prison de Bonivard, peut donner la chair de poule. On quitte les caves sombres pour retrouver l’air pur et emprunter le chemin. Cette randonnée urbaine facile entre le château de Chillon et Montreux suit les rives du Léman et les jardins soignés des palaces mondains de la Belle Époque. Elle représente un véritable plaisir quelle que soit la saison. D’innombrables possibilités pour se ravitailler et apprécier la vue fantastique sur le Léman et les Dents du Midi n’attendent que les randonneurs.
Randonnée en raquettes dans le Toggenburg N° 1881
Selamatt • SG

Randonnée en raquettes dans le Toggenburg

L’Alp Sellamatt, situé à env. 1500 mètres d’altitude garanti une expérience indescriptible : l’Alpstein avec le Säntis, et le Wildhauser Schafberg, au nord, ainsi que la silhouette emblématique des sept Churfirsten au sud, garantissent un panorama extraordinaire. Une fois les raquettes enfilées à la station de téléphérique de Sellamatt, les magnifiques sommets Chäserugg, Hinderrugg, Schibenstoll, Zuestoll, Brisi, Frümsel et Selun se laissent contempler agréablement. Le long parcours du Sellamatt–Zinggen-Trail passe par l’Alp Sellamatt, un vaste haut-plateau en amont des Churfirsten est situé à mi-hauteur entre la plaine et les cimes. Ce paysage karstique est parsemé de nombreuses grottes dans lesquelles, selon la légende, le Wildmannli se serait caché autrefois. Dès que la neige recouvre ce paysage incroyable, une merveilleuse tranquillité se fait ressentir. Les seuls bruits sont ceux du vent soufflant entre les vieux épicéas, des cassenoix mouchetés se querellant pour les graines des pommes de pin ou encore des chocards à bec jaune qui sont en quête de nourriture. Et qui sait, avec un peu de chance, vous pourriez même entendre les sons « choge schön » (vachement beau) d'une jodleuse naturelle dans ce monde sonore du Toggenburg, comme le montre la vidéo accompagnant cette proposition de randonnée.
Course rapide sur le Hasliberg N° 1882
Käserstatt — Lischen • BE

Course rapide sur le Hasliberg

Outre un intéressant domaine skiable, la commune de Hasliberg propose de nombreuses randonnées d’hiver. Bien au-dessus de Meiringen, le village plongé dans l’ombre hivernale de la vallée de l’Aar, les pentes de Hasliberg se prêtent à des heures de randonnée. On peut faire le plein de soleil tout en jouissant d’une vue sur les montagnes enneigées aux alentours. Vous y rencontrerez peut-être le nain Muggestutz, la star du domaine skiable de Meiringen-Hasliberg. En été surtout, le plus âgé des nains et ses amis sont au cœur de l’action, comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui accompagne cette proposition de randonnée. Avec un peu de chance, les enfants pourront rencontrer non pas un nain, mais l’ancien roi de la lutte fédérale Matthias Glarner (qui est aussi un peu plus grand). Une fois son travail terminé, il apprécie parfois profiter des chemins de randonnée hivernale bien préparés. Il aime également profiter des pistes de ski et de luge ainsi que de l’incroyable vue sur le lac de Brienz et les géants de roche et de glace de la région de la Jungfrau qui se dressent derrière le Haslital. La randonnée hivernale commence à la station de Käserstatt. Puis, en suivant les panneaux indicateurs de la piste de luge, vous montez presque jusqu'à Chüemad. De là, c'est un tronçon rapide en luge à travers la forêt de Mägisalp jusqu'à Bidmi. Puis, vous vous rendez à la station de Lischen et - si vous le souhaitez à nouveau - vous reprenez le téléphérique jusqu'au point de départ.
Balade urbaine à Bienne N° 1867
Biel / Bienne • BE

Balade urbaine à Bienne

Par ses diverses facettes, Bienne est engageante. Principale ville bilingue du pays, elle est une cité industrielle avec un fort penchant pour l’horlogerie. Son architecture est particulièrement riche et variée. Les belles maisons de la vieille ville transportent le marcheur plusieurs siècles en arrière. Témoins d’une période plus récente, plusieurs bâtiments rappellent que le style Bauhaus a fortement inspiré les architectes biennois. Au centre-ville ou à proximité immédiate, de nouveaux quartiers ont récemment vu le jour. Cette randonnée urbaine, qui débute et se termine à la gare, propose un bon aperçu de cette architecture. Quelle meilleure entrée en matière que le Pavillon? Accroché à la pente, ce kiosque à colonnades surplombe le port de Bienne et une partie de la ville. L’itinéraire suit alors la clairière avant de redescendre jusqu’à la ville, en passant par l’église du Pasquart, presque un sosie du Sacré-Cœur parisien. Quelques pas vers l’est et l’on pénètre dans la vieille ville, un vrai bijou. On met alors le cap au sud pour découvrir le surprenant bâtiment en forme de serpent, nouveau siège d’Omega et de Swatch, ainsi que l’Ile-de-la-Suze, oasis enchanteresse maintes fois primée pour son aménagement. Plus au sud encore, la forêt du Längholz est connue pour ses blocs erratiques, une cinquantaine dûment répertoriés. Et c’est le retour en ville. Une belle fin de randonnée, puisqu’on peut encore y voir l’audacieux Palais des Congrès, la place Centrale enjolivée par l’une des 72 fontaines de la ville, et, enfin, la rue très commerçante et animée de la Gare.
Flânerie dans le Seeland N° 1868
Aarberg — Biel / Bienne • BE

Flânerie dans le Seeland

Plus de 22 kilomètres et presque aucune pente: le tronçon d’Aarberg à Hagneck, puis à Bienne, est idéal pour flâner tranquillement, sans trop d’efforts. Il n’est pas pour autant ennuyeux. Le chemin borde presque toujours l’eau, où l’on peut observer des oiseaux et, avec beaucoup de chance, des castors. Plusieurs jolies places de repos et de baignade, ainsi que d’agréables bistrots en bord de lac invitent à s’arrêter. Dans les vieilles villes d’Aarberg et de Nidau, on peut suivre la riche histoire de la région. La randonnée commence à la gare d’Aarberg, traverse la vieille ville, puis le pont en bois couvert datant du XVIe siècle. Les panneaux indiquent «Hagneck, Uferweg» et l’on rejoint déjà le canal de Hagneck. Le chemin le suit jusqu’à l’embouchure dans le lac de Bienne. Au loin se dresse le Chasseral et, de part et d’autre du barrage, des paysans sillonnent leurs champs, infatigables. Dans le village de Hagneck, le chemin traverse le canal et mène à travers la forêt jusqu’à la nouvelle centrale hydroélectrique mise en service en 2015. Ici, le détour jusqu’au lac vaut la peine; puis on traverse le pont et on longe la rive du lac en direction de Bienne. Par endroits, les randonneurs doivent cohabiter avec les cyclistes, mais le chemin est souvent délimité le long de la rive. Peu avant la destination finale, l’itinéraire mène, à Ipsach, le long du canal de Nidau-Büren, le franchit au premier pont, retourne près du lac, passe devant la plage, le port de yachts de Nidau et le château, traverse la Thielle et arrive finalement à une centaine de mètres de la gare de Bienne.
Le long de l’ancienne Aar N° 1869
Dotzigen — Aarberg • BE

Le long de l’ancienne Aar

En 1687, un tragique événement survint sur l’ancienne Aar entre Aarberg et Lyss. Deux barques surchargées, attachées l’une à l’autre et avec 137 réfugiés à leur bord, sombrèrent dans les remous de la rivière. Quelque 111 personnes périrent dans l’accident. Il s’agissait de huguenots, des protestants contraints de quitter la France en raison des guerres de religion, qui espéraient être accueillis en Suisse. Au centre sportif Grien, à Lyss, un petit monument rappelle aujourd’hui encore la tragédie. Les artistes Gianni Vasari et Umberto Ocaña l’ont créé avec des requérants d’asile pour inaugurer le chemin des huguenots entre Aarberg et Lyss. La randonnée longe l’ancienne Aar presque en continu. Avec une carte en main, il est donc difficile de se perdre. Le charme de cet itinéraire fluvial réside dans l’alternance entre une nature presque intacte et les signes de la civilisation. Ainsi, les réserves naturelles côtoient de larges semi-autoroutes, la piste de karting de Lyss ou encore le zoo Seeteufel, voisin du restaurant tropical Florida. Mais en fin de compte, les sites protégés sont prédominants et ils valent la peine d’être découverts. Pins imposants, mares à roseaux accueillant des grenouilles, bras de rivière pittoresques, d’où émergent de grandes branches de bois mort, troncs grignotés par les castors et plus d’un coin charmant pour se reposer: une telle profusion de nature en pleine agglomération ne laisse pas indifférent. Avec un peu de chance, au début de la randonnée, on entendra même le chant du rossignol ou, plus rare encore, du coucou.
Au bord du lac de Neuchâtel N° 1870
Chevroux, port — Portalban, village • VD

Au bord du lac de Neuchâtel

Difficile de trouver un itinéraire pédestre au bord d’un lac qui ne passe pas constamment par des routes et ne soit pas rectiligne. Cette randonnée familiale commence à Chevroux et traverse par une passerelle en bois sinueuse une partie de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie. Dans cette forêt sauvage, des panneaux racontent ses habitants et l’histoire du lieu. Une population lacustre y vivait autrefois, remplacée aujourd’hui par toutes sortes de créatures et de nombreuses plantes. Au bout de la passerelle, on découvre un bel endroit. Une aire de pique-nique au pied d’une petite cascade invite à une pause. Prévoir ici assez de temps car ce lieu offre aussi plein d’autres possibilités de jeux. Ensuite, le parcours sur l’un de ces longs et larges chemins est plutôt ennuyeux. Mais bientôt, on rejoint le hameau d’Ostende. Avec un peu de chance, on pourra acheter à un stand de la tresse ou une tarte à la crème. Sinon, on arrive assez vite au village lacustre de Gletterens, où l’on peut visiter quelques maisons historiques reconstituées. Ensuite, une passerelle traverse une zone de roseaux et mène à la plage. Si les enfants sont prêts à poursuivre la randonnée après s’être baignés, il faut prendre un peu de hauteur. Le chemin mène alors à Portalban et la vue est magnifique. D’un côté, le lac; de l’autre, l’étrange vision des tondeuses à gazon télécommandées des villas de luxe. A Portalban, il est à nouveau possible de se baigner.
A Bâle par le Leimental N° 1873
Hofstetten SO, Unterdorf — Basel SBB • SO

A Bâle par le Leimental

Depuis 1755, à Binningen, la pression atmosphérique et les précipitations sont mesurées et notées trois fois par jour. La série climatique bâloise est donc l’une des plus anciennes et précieuses au monde. Elle montre comment le climat a évolué sur une longue période. La randonnée entre Hofstetten (SO) et Bâle prend fin au St. Margarethenpark, où se trouvent les petites cabanes et instruments de mesure de la station météorologique de Bâle-Binningen. Le parcours traverse le Leimental, jolie vallée méconnue. Le début de l’itinéraire est marqué par une arête rocheuse, le Chöpfli, qui a presque un aspect montagneux à côté du Leimental large et plat. Là-haut, il fait sec et chaud, ce qui plaît au chêne pubescent. Il s’adapte très bien aux sols pauvres et il est très précieux pour la biodiversité. Sa couronne peu serrée permet à la lumière de parvenir jusqu’au sol, raison pour laquelle cet arbre est entouré d’une grande diversité d’espèces. Après le Chöpfli, on traverse le Leimental sur des chemins ruraux et quelques revêtements durs dans les villages. On passe devant des cerisiers en fleurs jusqu’à la lisière orientale du village de Biel-Benken. Biel et Benken sont aussi les noms des deux cigognes qui nidifient sur l’église depuis des années. Un deuxième couple a récemment construit son nid en face, sur l’antenne de téléphonie mobile. Sur sa fin, l’itinéraire traverse des forêts. Il longe parfois directement la frontière nationale. Le balisage est tantôt suisse, tantôt français; ici et là, on peut se serrer la main par-dessus les bornes. Le paysage de forêts et de prairies se poursuit jusqu’aux portes de Binningen. D’ici, on rejoint la gare CFF de Bâle en longeant le Dorenbach et en passant par le St. Margarethenpark.
Au-dessus de la vallée de Viège N° 1617
Visperterminen, Busterminal • VS

Au-dessus de la vallée de Viège

Le départ et l’arrivée de cette randonnée en raquettes se situent à Visperterminen, un village de montagne à l’entrée de la vallée de Viège, appelé «Tärbinu» en haut-valaisan. On en connaît le vin blanc Heida, dont le raisin provient de l’un des plus hauts vignobles d’Europe. La piste de raquettes commence à l’arrêt de bus Visperterminen (Talstation) et traverse le haut du village. Puis, on bifurque au niveau du premier virage, pour arriver sur un petit chemin en direction de la forêt. De là, on prend la première bifurcation à droite. Sur la gauche, deux autres chemins rejoignent l’itinéraire. On traverse en toute sécurité un pont massif au-dessus de la tumultueuse rivière de montagne Riedbach. Après un bref passage sur la route, le chemin retourne dans la forêt Lowinuwald et se poursuit le long d’une petite rivière. Attention: ce tronçon peut être très pentu selon les conditions d’enneigement. Il est recommandé aux randonneuses et randonneurs qui n’ont pas le pied sûr de prendre à gauche juste après le pont au-dessus de la Riedbach, en direction d’Oberi Bodma, puis de Hüoterhüsi. Pour les autres, il s’agit de se tenir bien à gauche, jusqu’au prochain chemin situé à proximité de la clairière Hüoterhüsi. Ce nom provient de l’époque où les bisses étaient encore en fonctionnement. C’est de là que le garde du bisse assurait l’entretien des conduites d’eau. L’itinéraire retourne ensuite en direction de Bodma. Peu après avoir quitté la forêt, il continue en direction d’Undri Bodma au croisement, puis traverse par deux fois la rivière Bodweri-Niwa. Ici, la randonneuse ou le randonneur peut profiter de la vue qui se déploie par intermittence sur les montagnes valaisannes impressionnantes et leurs sommets culminant à plus de 4000 m. On peut même y apercevoir le Cervin. Au niveau d’une petite percée sur la route droite, on coupe tout à gauche, afin de parvenir à Riedhof à travers champs. La dernière partie de la randonnée se déroule sur une route goudronnée qui retourne à l’arrêt de bus de Visperterminen.
De la vallée de l’Eigental au Rägeflüeli N° 1633
Eigenthal, Talboden • LU

De la vallée de l’Eigental au Rägeflüeli

Lorsque le soleil brille, l’appel de la neige n’attire pas que les Lucernois dans «leur» région de loisirs de proximité qu’est le Pilate. La colline du Rägeflüeli est un sommet idéal pour toute la famille. Particularité du lieu, Eigenthal s’écrit avec «h» lorsqu’il s’agit de la localité située dans la vallée de l’Eigental. Le car postal n° 71 y monte régulièrement depuis la gare de Lucerne. Après une quarantaine de minutes, les voyageurs arrivent au terminus du car postal, Eigenthal Talboden, et la randonnée peut commencer. Les journées hivernales ensoleillées peuvent être animées dans cette vallée plutôt paisible d’ordinaire. Les amateurs de sports d’hiver partagent alors les charmants paysages au pied du Pilate entre différentes pistes de luges, de ski de fond, entre plusieurs itinéraires de randonnée hivernale et de raquettes à neige. Mais ce n’est pas la place qui manque. D’un pas tranquille, on suit le ruisseau Rümlig jusqu’à Buchsteg où un panneau indicateur rose indique le départ de l’itinéraire et de l’ascension. Le circuit suit en grande partie le chemin de randonnée à travers des paysages alpins dégagés, traverse un coin de forêt et mène finalement à l’alpe Gumm, qui se prête à merveille à une pause, grâce à son banc et la belle vue sur la chaîne du Pilate au sud. Après 40 minutes supplémentaires et quelque 600 mètres de dénivelé, on atteint la nouvelle croix du Rägeflüeli. La vue sur le Plateau est unique: le Jura à l’ouest, la Forêt-Noire au nord et la reine des montagnes, le Rigi, à l’est. Mais le point fort du tour est encore à venir: la descente en courant dans la poudreuse réjouira toute la famille!
Faulhorn, royaume de la randonnée hivernale N° 1799
First (Grindelwald) — Bussalp • BE

Faulhorn, royaume de la randonnée hivernale

L’Eiger, le Mönch et la Jungfrau accompagnent les marcheurs durant presque toute cette randonnée hivernale féérique. Ce parcours assez exigeant est aussi une piste de luge. Les randonneurs qui préfèrent glisser et non marcher pour redescendre peuvent emporter une luge. Si les conditions neigeuses sont bonnes, il est possible de glisser jusqu’à Grindelwald, ce qui fait de cette piste de 12 km la plus longue d’Europe. Depuis le chemin qui mène à l’hôtel de montagne Faulhorn, vieux de près de 200 ans, on aperçoit, sur la paroi nord de l’Eiger, les cabines du «V-Bahn». Du First, le chemin mène à la cabane Gummihitta par une courte montée raide, puis à plat au lac Bachalpsee, le plus souvent caché sous une couche de glace enneigée. Une nouvelle montée, plus longue, conduit à la cabane Reetihitta, et le Faulhorn n’est plus très loin. La vue impressionnante depuis le sommet, sur le lac de Brienz, le Plateau, le Jura et la Forêt-Noire, récompense tous les efforts fournis lors de l’ascension. L’hôtel de montagne est fermé en hiver. Il ne reste plus qu’à descendre vers le Bussalp en profitant de la vue.
Gravir le Piz Darlux (GR) N° 1801
Alp Darlux • GR

Gravir le Piz Darlux (GR)

L’Alp Darlux, point de départ de cette randonnée en raquettes, se situe à 2280 mètres d’altitude. On y accède en télésiège à partir de Bergün et en passant par Pros da Darlux. Depuis la gare, on traverse le pittoresque village grison, fondé au XIIe siècle, jusqu’à la station inférieure tout en contant la légende des nains et du rocher fendu: dans les bois de Bergün se trouve un énorme bloc de granit fendu. À la base de la fissure, deux coins semblent avoir fendu le rocher. Jadis, celui-ci recouvrait une grotte de nains. Ces derniers ayant bon cœur, ils aidaient les fermiers du village à faucher et à sarcler. Mais après avoir été découvert par deux garçons, le royaume des nains n’a plus connu ni la paix ni la tranquillité. Ils ont donc dû chercher un nouvel endroit. Avant de déménager, ils ont fendu le rocher avec deux coins et n’ont plus jamais été revus. Une fois arrivés en haut, les randonneurs peuvent admirer un magnifique panorama sur les montagnes environnantes. Raquettes au pied, il faut ensuite longer la piste de ski sur la droite en direction du Piz Darlux. Après quelques mètres de dénivelé, le chemin débouche sur une butte. On est déjà à mi-parcours! L’itinéraire suit la crête et se rapproche petit à petit de la montagne locale de Bergün. Attention aux corniches: il faut rester assez éloigné de la crête. Après une heure et demie de marche et 360 mètres de dénivelé, les randonneurs arrivent au sommet du Piz Darlux et sont récompensés par la magnifique vue sur le Piz Üertsch et le Piz Ela. Le retour se fait en empruntant le même chemin, ce qui permet de mieux admirer le Piz Rugnux et Piz Spadlatscha auxquels on tourne le dos en montant. À l’arrivée, rien de mieux qu’une boisson au SnowHill Bar pour se réchauffer!
Au sud du lac de Bienne N° 1494
Gerolfingen — Studen • BE

Au sud du lac de Bienne

Cette randonnée printanière se déroule dans la douce atmosphère de la rive sud du lac de Bienne, un lac que l’on ne verra cependant que furtivement et de loin. Les dernières maisons de Gerolfingen passées, l’itinéraire prend un peu de hauteur pour cheminer sur la colline allongée de l’Oberholz. C’est dans un bois, riche en ruisseaux, que les randonneurs prennent leurs marques. A la sortie de la forêt, ils découvrent la petite agglomération de Belmont. Un lieu d’habitation très apprécié car il surplombe Nidau et Bienne, tout proches. On ne s’y attarde pas, car le meilleur est à venir. Une nouvelle colline, d’une centaine de mètres plus élevée que la précédente, se présente: le Jäissberg ou Jensberg. A son sommet, on y trouve un plateau fortifié, enceint d’un fossé, bien visible. Ce sont les vestiges d’un château, le Chnebelburg, construit en bois et en terre, entre le 10e et le 12e siècle probablement. La randonnée se poursuit sur un sentier qui suit la crête. A son terme, il y a une bifurcation. Alors que le chemin de droite est un raccourci pour Studen, celui de gauche – que l’on suivra ici – permet de découvrir un sympathique lieu de pique-nique et un dégagement sur la chaîne du Jura. Après une descente par un chemin creux, l’itinéraire remonte sur la colline, direction un autre point fort historique de cette randonnée. Entouré d’arbres, le sanctuaire du site archéologique de Petinesca vaut la visite. Sur le sol, on y voit l’emplacement des temples gallo-romains qui l’animaient, ainsi que le mur d’enceinte. Un peu plus bas, à proximité de la gare de Studen, terme de la randonnée, se trouve aussi une porte d’entrée de ce village qui fut durant cinq siècle un centre économique et religieux important de la région.