Propositions de randonnées • Suisse Rando Home

1642 entrées ont été trouvées
Economie forestière dans l’Entlebuch N° 0866
Sörenberg — Kemmeribodenbad • LU

Economie forestière dans l’Entlebuch

L’hiver est apparu en plaine, une épaisse couche blanche recouvre les champs et les prairies. La ferme Salwideli, au‑dessus de Sörenberg, a retrouvé son calme. En été, il y a tant à faire à la ferme, dans les prairies, les pâturages et au jardin qu’il y règne une certaine effervescence. Mais en hiver, tout s’apaise, et la famille de paysans Rychener vit à un autre rythme. Elle n’a pourtant pas le temps de s’ennuyer. Il faut s’occuper de la forêt, tailler des branches, couper du bois et l’empiler. D’entente avec les responsables du tourisme, il s’agit de préparer les pistes avant l’arrivée des fondeurs et des skieurs. Les tracteurs rangés dans la grange ont besoin d’un service, les petits travaux ne manquent pas dans la maison, et le paysan veille aussi à ce que les skieurs de fond et les randonneurs disposent à tout moment de pistes et de chemins bien entretenus. Son épouse, elle, s’assure que les vacanciers se sentent bien dans sa ferme. Il faut prévoir quatre heures à quatre heures et demi pour cette randonnée entre Sörenberg et Kemmeribodenbad. Le chemin est bien préparé sur l’ensemble de l’itinéraire et peut en principe se parcourir sans raquettes. Les paysages traversés sont très variés. Le chemin s’élève depuis la cuvette de Sörenberg, traverse des zones boisées et des espaces à découvert jusqu’aux élévations proches de Salwideli, avant de descendre tranquillement tout au bout de l’Emmental. L’itinéraire offre de belles vues sur les Giswiler Stöcke, le Rothorn de Brienz et l’arête étendue de la Schratteflue. Pour se restaurer, on a le choix entre l’Alphotel Schwand, la Rossweid et l’auberge de Salwideli. L’itinéraire peut être raccourci si l’on emprunte le téléphérique jusqu’à la Rossweid.
Alpages au-dessus du lac des Quatre-Cantons N° 0862
Oberrickenbach — St. Jakob • NW

Alpages au-dessus du lac des Quatre-Cantons

On ne peut comparer la montagne et la plaine, ni les paysans d’en bas avec ceux qui travaillent en altitude avec leur bétail. Il suffit de passer un moment sur l’alpage d’Ober Spis bei Oberrickenbach pour s’en convaincre. Alors que le paysan du Plateau tond l’herbe avec des machines modernes, la retourne et la ramasse, Josef Durrer, là‑haut, soulève l’herbe coupée avec la fourche à foin sur une pente raide. Il me montre aussi le petit ruisseau devant la maison, qui peut se transformer en un torrent indomptable. Il n’existe pas (encore) de route d’accès, et tout est acheminé par un petit téléphérique. La randonnée entre Oberrickenbach et St. Jakob, qui passe par la Sinsgäuer Schonegg, traverse des alpages authentiques de Suisse centrale. Si le travail des paysans évoque le temps passé, la randonnée s’apparente elle aussi à un retour aux sources. On partage le chemin avec le bétail, on passe devant les chalets d’alpage où se fabrique encore du fromage et on traverse des champs d’éboulis, déplacés sur le pâturage lors de fortes pluies. Par endroits, on ne distingue que des traces de chemins. Il faut compter six heures environ pour ce parcours assez long, que l’on abrège aisément en empruntant deux téléphériques du côté de Nidwald et un du côté d’Uri. La meilleure solution consiste pourtant à prolonger ce tour en dormant à Gitschenen. On y trouve non seulement une auberge de montagne, mais aussi la ferme de Kneiwies, magnifiquement située sur un plateau qui offre une vue superbe sur l’Urirotstock. Après une nuit paisible, on commence la journée par un solide petit‑déjeuner de paysan servi par Käthy Furrer, composé notamment de tresse maison et de confiture de myrtilles de la région.
Au royaume du casse-noix moucheté N° 0795
S-charl — Ofenpass • GR

Au royaume du casse-noix moucheté

Pour les Romanches, elle symbolise leur force et leur résistance. Pour les visiteurs, elle représente un lieu à la fois mystique et magique. Elle, c’est une forêt, la God Tamangur. Des centaines de pins aroles noueux, parfois vieux de huit siècles, se dressent, fascinants, sur le flanc nord‑ouest du Piz Murtera. Le casse‑noix moucheté, qui recueille des dizaines de milliers de pignons d’aroles et les enterre en prévision de l’hiver, est lui aussi étonnant. Les graines qu’il oublie dans le sol assurent le rajeunissement de la forêt d’aroles. Aux abords de la forêt, on peut parfois observer des marmottes. On passe aisément plusieurs heures dans ce bel endroit et il est donc conseillé de partir de S‑charl assez tôt. Après avoir quitté la God Tamangur, les randonneurs poursuivent leur chemin dans un paysage montagneux austère mais captivant. Au niveau de Funtana da S‑charl, l’itinéraire entre dans la Valbella. Après avoir laissé derrière soi le skilift d’un goût esthétique douteux, on arrive à un haut‑plateau dénudé, puis on suit un sentier passant sur un escarpement d’où l’on peut admirer de belles formations rocheuses. A Chaschlot, juste avant d’arriver sur l’Ofenpass, on voit enfin d’impressionnantes roches marquées par l’érosion.
Une vallée si bien préservée N° 0797
Sils-Maria • GR

Une vallée si bien préservée

En marchant vers le Muott’Ota, le randonneur a constamment sous les yeux un vaste panorama. Après avoir traversé la forêt de God Loret et rejoint le Muotta da Güvè, il pourra admirer des vues variées sur l’Engadine, le Val Fex et le Val Fedoz voisin. Du point 2458, le plus élevé du Muott’Ota, on voit même les trois vallées à la fois. A la montée, le chemin serpente durant de longs moments dans la nature aux teintes d’automne: mélèzes jaunes, buissons verts des rhododendrons et feuilles déjà rouges des myrtilles offrent un beau contraste avec les lacs d’Engadine en contrebas. Vient alors la descente par l’Alp da Segl et la carrière un peu cachée dans laquelle, il y a près de 50 ans, on extrayait à la main le gneiss utilisé pour les dalles de Fex. En bas, dans la vallée, une pause sur la terrasse de l’Hôtel Fex s’impose. Cet hôtel de montagne datant des débuts de l’ère du tourisme fut démonté pièce par pièce vers 1900 et transporté depuis St. Moritz Bad dans des voitures tirées par des chevaux. Le Val Fex, une vallée sans voitures, a pu se soustraire à l’explosion de la construction en Engadine et conserver sa beauté naturelle, grâce à une ordonnance restrictive en matière de construction, ainsi qu’à l’interdiction de pose de lignes électriques au‑dessus du sol et d’installation de téléphériques. Le chemin du retour longe la forêt, parallèlement à la route sur laquelle circulent des calèches qui desservent les hameaux de la vallée. A Crastas, il faut faire un détour par la petite église, l’emblème de la vallée. Ce lieu n’est plus très éloigné de Sils Maria. Après Platta, le chemin de la rive gauche de la rivière Fedacla passe par une gorge romantique.
L’authentique Basse-Engadine N° 0798
Ramosch — Strada • GR

L’authentique Basse-Engadine

A une époque, la région de Tschlin était le grenier de l’Engadine. Aujourd’hui, elle fait partie des régions les plus sèches de Suisse. Ramosch, lieu de départ de la randonnée, est quant à lui considéré comme le village ensoleillé le plus chaud de l’Engadine. Ceci s’explique par le paysage en terrasses du côté nord‑ouest de la vallée: autrefois, les champs étaient irrigués et l’on y cultivait du seigle qui, grâce à la douceur du climat, poussait particulièrement bien. La randonnée mène d’abord à travers ce paysage en terrasses et offre une vue imprenable sur la Basse‑Engadine pendant toute l’ascension. Un peu plus tard, le chemin mène au Val Ruinains par la forêt, puis il traverse deux ruisseaux. Le chemin en pente douce mène à Tschlin, où une Biera Engiadinaisa locale réjouira les randonneurs assoiffés. Les activités artisanales du village portent le label «Bun Tschlin» (littéralement: de bonnes choses venant de Tschlin). Une concentration exclusive de produits régionaux et biologiques a fait de ce village authentique de Basse‑Engadine une destination touristique de petite taille, mais d’un grand intérêt. Le retour vers la vallée peut se faire par le chemin du dectique verrucivore. Ce chemin de découvertes familial permet d’aller à la rencontre, via neuf panneaux d’information, de tout ce qui fleurit, marche, rampe, vole et gazouille dans cette région. Le chemin tire son nom d’une espèce de sauterelle prétendument «mangeuse» de verrues.
Ruée vers l’or au Simplon N° 0799
Gondo — Simplon-Dorf • VS

Ruée vers l’or au Simplon

Au cours des siècles derniers, le Chemin de Stockalper qui passe par le col du Simplon était l’une des principales voies commerciales à travers les Alpes. On y transportait diverses marchandises, mais aussi des soldats qui, du Valais, devaient rejoindre la Lombardie. Aujourd’hui, l’ancien sentier muletier reliant Gondo à Brigue ou vice‑versa est un chemin de randonnée apprécié que l’on peut parcourir en trois étapes d’un jour. La première partie mène en près de six heures de Gondo à Simplon Village. Juste après le départ, une première ascension vers la vallée de Zwischbergen nous fait passer près de la cascade du «Grosses Wasser». Si l’on a le temps, on peut faire un détour par le site des mines d’or, observer les bâtiments de l’ancienne société minière ou se laisser guider dans l’une des anciennes galeries. Ou encore faire une brève halte près du pont de bois du torrent. L’itinéraire se poursuit dans la vallée, par des hêtraies d’un beau vert et près de troupeaux de moutons en transhumance. A Zwischbergen commence la partie la plus raide de la randonnée car il faut absorber une dénivellation de 500 mètres en une heure et demie. La récompense? La vue sur les montagnes alentour depuis le sommet du col de Furggu. Après la descente, on rejoint dans le fond de la vallée le hameau de Gabi où se trouve l’auberge dans laquelle Napoléon Bonaparte se serait restauré en 1807. Le restaurant, en vente, est fermé. Une dernière montée mène à Simplon Village, but de l’étape. Les marcheurs qui ont encore de l’énergie peuvent approfondir leurs connaissances de la flore et de l’histoire locales en visitant l’Ecomuseum. Les autres iront se reposer dans l’un des hôtels ou emprunter le car postal pour rentrer chez eux.
 De clairières en forêts N° 0805
La Givrine — St-Cergue • VD

De clairières en forêts

Avant dernière station de la ligne ferroviaire Nyon‑Saint‑Cergue‑La Cure, La Givrine est un point de départ idéal pour une randonnée dans le paysage enneigé du Jura vaudois. Bien damé et bien balisé (piquets verts), le chemin qui conduit au chalet d’alpage du Vermeilley peut se faire sans raquettes. Une légère montée à découvert et un passage dans la forêt mènent tout d’abord dans une vaste clairière où se trouve la buvette de La Genolière. Une petite descente, un nouveau passage vallonné dans la forêt et le Vermeilley est atteint. Le chalet offre le repas de midi ou du soir, le goûter ou l’hébergement dans une yourte. Après un retour en arrière jusqu’à la ferme de Haut Mont, située un peu avant La Genolière, il faut chausser ses raquettes. Le tracé, au balisage fuchsia, prend la direction de l’est, passe au sud de la ferme et, après quelques 500 mètres, prend résolument et en montée la direction du sud. Après une première crête, on poursuit en virant à droite et en longeant le bord sud d’une petite dépression. Nouveau virage à gauche, direction est, et le tracé redescend avant de remonter plein sud sur la Fruitières de Nyon. S’amorce alors la descente sur Saint‑Cergue: direction est d’abord, dans une clairière, puis dans la forêt jusqu’à un petit pâturage d’où part le chemin pour le lieu‑dit «La Borsatte». L’itinéraire balisé, qui fait de grands zigzags, continue avec une alternance de passages dans les bois et dans les pâturages. Encore quelques centaines de mètres en direction de l’ouest et c’est la descente entre les chalets de Saint‑Cergue, direction la gare.
Sur les traces du café maison N° 0806
Wirzweli • NW

Sur les traces du café maison

Le hameau nidwaldien de Wirzweli est un haut‑lieu du café maison. Chaque auberge de la région prépare cette boisson particulière de toutes sortes de façons. Une belle invitation à partir raquettes aux pieds. De la station supérieure de Wirzweli, on passe devant une chapelle, plusieurs skilifts et auberges avant d’arriver au téléphérique de la Gummenalp. Les bruits joyeux des skieurs cèdent la place à la forêt silencieuse. L’itinéraire passe près d’une tente en forme de tipi, serpente sur une pente raide qui monte au Lang Boden. Pour rejoindre le Dürrenboden et la Chienerenegg, le point le plus élevé de cette balade en raquettes, la topographie réserve des moments fatigants. A la Chienerenegg, le superbe panorama des sommets de Suisse centrale récompense les efforts. L’itinéraire traverse la route du col d’Ächerli, passe par l’Alp Ächerli, puis par une cuvette avant de s’élever en pente douce sur un mamelon où se dresse une impressionnante croix en bois. Après avoir admiré la vue, on poursuit jusqu’à la chapelle de Holzwang, cachée derrière la crête boisée, que les visiteurs ne découvrent qu’au dernier moment. La jolie chapelle et la belle vue qui s’ouvre derrière elle sur Obwald méritent le détour. Revenir par le même chemin à la croix, puis descendre à l’Alp Ächerli et rejoindre l’auberge de Langbodenstubli. Là, vers la fin de l’itinéraire, les raquetteurs peuvent commander un café maison. Bien réchauffés, ils reviennent un peu plus tard vers les premières maisons du village de vacances, en passant par Hinter Husmatt.
Le long de la Reuss N° 0808
Mellingen — Bremgarten • AG

Le long de la Reuss

La randonnée hivernale entre Mellingen et Bremgarten ne manque pas de charme. Début décembre, elle se combine à merveille avec une visite du marché de Noël de Bremgarten, le «Christchindli‑Märt». Le point de départ se situe dans la petite ville médiévale de Mellingen. Ses ruelles tortueuses invitent à la balade, mais les randonneurs ont encore trois bonnes heures de marche devant eux. L’itinéraire traverse le pont pour rejoindre l’autre rive de la rivière que l’on ne quitte plus jusqu’à Bremgarten. Le chemin riverain est très varié. Il passe d’abord devant des champs de légumes congelés, pénètre dans la forêt où il ne cesse de monter et de descendre sur des pentes assez douces. Plusieurs passages sont raides et bien que le chemin convienne aux enfants, il n’est pas adapté aux poussettes. Ici et là, il offre de belles vues sur la Reuss. Après plus d’une heure de marche, on rejoint Gnadental. L’imposant couvent, transformé en home médicalisé, se trouve sur l’autre rive. On peut visiter sa chapelle. La marche se poursuit, et l’on passe devant des serres et des cultures maraîchères avant d’entrer à nouveau dans la forêt. Les méandres de la Reuss s’accentuent, le paysage est de plus en plus sauvage et prend des airs de jungle. Nous voilà dans la forêt alluviale de Foort qui a été créée suite à la perte importante de territoire réservé à la faune et à la flore, causée par l’aménagement de la Reuss. Les animaux se sont d’ailleurs approprié ce paysage fluvial: on voit partout des arbres arrachés par les castors. Après la «jungle», des champs de légumes longent sans fin la Reuss jusqu’à ce qu’apparaisse Bremgarten, située légèrement en surplomb de la rivière. Là nous attendent du vin chaud et des bretzels.
Balade dans la vallée de Conches 1 N° 0809
Oberwald — Niederwald • VS

Balade dans la vallée de Conches 1

La vallée de Conches est un vrai bonheur pour les amateurs de randonnées d’hiver relaxantes. C’est une haute vallée vaste et pittoresque, baignée par le soleil du Valais, qui ne connaît ni autoroute ni station de ski. Par-ci, par-là, on y découvre de jolis villages demeurés intacts, dont les hôtels et les restaurants attendent les visiteurs hivernaux affamés (sauf à Geschinen et Selkingen). D’ailleurs, l’hôtellerie suisse a l’une de ses racines dans la vallée de Conches. En effet, le grand pionnier hôtelier Cäsar Ritz, fondateur des hôtels Ritz à Paris, à Londres et à Madrid, et la dynastie hôtelière Seiler viennent d’ici. C’est aussi ici que l’on trouve l’un des plus longs chemins de randonnée d’hiver de Suisse. On peut également passer un week-end à randonner d’Oberwald à Niederwald, en passant la nuit dans l’un des villages. Le départ se situe à Oberwald, qui est bien desservi par le train ou le car postal. De la gare, on se dirige vers le Rhône (au sud) et on suit le cours de la rivière. Il y a quelque 20 km jusqu’à Niederwald et deux chemins, l’un sur les hauteurs, l’autre plus bas, ainsi que des gares sur quasiment tout le trajet. On peut donc, selon l’humeur, effectuer la randonnée en deux étapes d’une journée chacune, ou alors en une seule journée. Münster, le plus grand village de la vallée de Conches, se situe environ à la moitié de la randonnée hivernale. Comme dans les autres villages, on y rencontre nombre de maisons en bois noirci par le soleil, typiques de la vallée. Le nom du village («cathédrale» en allemand) donne à penser qu’il y avait un monastère ici au Moyen Age. Le clocher de l’église paroissiale de St. Maria, qui date du XIIe siècle, pourrait en avoir fait partie.
Balade dans la vallée de Conches 2 N° 0810
Münster • VS

Balade dans la vallée de Conches 2

Les randonnées à raquettes dans la vallée de Conches ont un charme tout particulier. Leur point de départ est à ciel ouvert, dans la vallée inondée de lumière, mais la plupart d’entre elles nous mènent très vite dans la forêt qui recouvre presque entièrement les versants jusqu’à plus de 700 m d’altitude. La montée, sur une route forestière, est relativement longue et quelque peu ardue. Une expérience relaxante voire méditative. On débouche à l’air libre à environ 2000 m, la vallée dans toute sa longueur à ses pieds et un nombre incalculable de sommets culminant à 3000 m et 4000 m devant les yeux. Un itinéraire assez facile et pas trop long mène de Münster, l’un des plus grands villages de la vallée, jusqu’au refuge de Galmihorn, à 2113 m. Ce dernier a été construit par le Ski Club de Münster en 1934 afin d’offrir une base aux courses de ski populaires au départ des environs du refuge vers Münster. Il a été ravagé par un incendie, puis reconstruit en 1985. La gare de Münster se situe tout en bas du village. Arrivés en haut du village, au-dessous de la chapelle de St. Antonius juchée sur une colline, il est temps de fixer ses raquettes. Il y a deux façons de grimper à travers la forêt de Bawald. L’une passe par de grands virages sur une route forestière jusqu’au point 1887, au niveau du lieu-dit Judestafel. L’autre contourne la colline de la chapelle à l’est et monte à travers la forêt au niveau des deux ponts sur la rivière Minstigerbach, puis elle zigzague jusqu’à Judestafel. On peut passer de cet itinéraire au premier, qui emprunte la route forestière, au point 1637. A partir de Judestafel, la montée se fait sur le dos large de la montagne, au-dessus de l’orée du bois, jusqu’au refuge de Galmihorn. Le dernier virage de la route forestière, au-dessous des paravalanches, n’est pas sûr; et il faut, dans tous les cas, tenir compte du risque d’avalanches.
Safari hivernal aux oiseaux N° 0807
Full, Hst. Schulweg — Bad Zurzach • AG

Safari hivernal aux oiseaux

La vie est dure pour les oiseaux en Suisse: de nombreux milieux naturels ont disparu en raison de l’intensification de l’agriculture et de la construction d’habitations et de routes. Une des réserves ornithologiques les plus riches est le lac artificiel de Klingnau, long de 3 km et situé avant l’embouchure de l’Aar dans le Rhin. Il s’est formé dans les années 1930, lors de la construction d’une grande centrale électrique fluviale; très vite, il est devenu un milieu de vie privilégié pour les oiseaux et un des buts d’excursion préférés des ornithologues. Aujourd’hui, le lac de Klingnau est la seule réserve naturelle argovienne qui possède un statut international et qui soit protégée au niveau cantonal et fédéral. Cette «balade‑safari» débute à Full, village situé sur le Rhin, en face de Waldshut. Sur les chemins qui longent le Rhin et l’Aar, on aperçoit des traces de castor. Une très belle plaine alluviale s’étend au nord du lac de Klingnau, le Gippinger Grien: c’est une mosaïque de surfaces d’eau ouvertes, de marais, de saulaies et de forêt gérée. En toutes saisons, le lac de Klingnau permet d’observer des oiseaux: 220 espèces y nichent chaque année. Les espèces les plus fréquentes sont les canards – colverts, fuligules morillons ou harles bièvres –, ainsi que les limicoles (charadriiformes), comme le courlis cendré ou la bécassine, et plusieurs types de rapaces. Du petit village de Klingnau, la randonnée se poursuit par l’ascension du mont Acheberg avant de redescendre sur Bad Zurzach et sa charmante vieille ville.
Circuit dans la vallée de Göschenen N° 0791
Göscheneralp — Göschenen • UR

Circuit dans la vallée de Göschenen

La vallée de Göschenen recèle de nombreux trésors, dont celui de Planggenstock, un agrégat de cristaux de 107 centimètres de long, pesant 300 kilos, qui dame le pion à tous les autres cristaux découverts dans les montagnes suisses et que l’on peut admirer au Musée d’histoire naturelle de Berne. Le gardien de la cabane de Bergsee connaît le lieu exact de sa découverte. Le Planggenstock, où les cristalliers se rendent régulièrement, se trouve en face de la terrasse de sa cabane. Au sud‑est du Planggenstock se trouve la Lochberglücke qui, pour les alpinistes entraînés, est le site d’accès à la vallée de Göschenen et le point de départ du grand circuit. De la cabane Albert‑Heim, dans la vallée d’Urseren, à celle de Damma, puis par les cabanes de la Chelenalp, du Bergsee, de la Voralp et de Salbit, ce trekking alpin s’effectue en quatre ou cinq jours. Le petit circuit dure le temps d’un week‑end: il quitte le lac de la Göscheneralp pour monter directement à la cabane de Bergsee. Entre les cabanes de la Voralp et de Salbit, on parcourt le chemin inauguré en 2010, qui comporte une échelle métallique de 45 mètres et le pont suspendu de Salbit, construit avec les matériaux de l’ancien pont de Trift. Ce qui frappe vraiment est l’aspect archaïque des paysages. Les champs de glace de la chaîne des Damma se dessinent à l’horizon, les moraines creusent des ornières dans la paroi rocheuse au bas des deux Sustenlimihorn, les éboulis de couleur rouille brillent sur les restes des glaciers qui s’élèvent jusqu’au Sustenjoch. Ceux qui s’aventurent ici ne doivent pas souffrir du vertige, avoir un pied sûr et des connaissances de la façon dont on progresse dans un terrain alpin.
Le long des bisses N° 0787
Ausserberg — Eggerberg • VS

Le long des bisses

La randonnée le long des bisses, qui mène d’Ausserberg jusqu’au bord de la Niwärch - un bisse construit en 1381 dans la vallée de Baltschieder - puis qui longe le bisse de la Gorperi vers Eggerberg, est l’une des plus spectaculaires de ce type en Valais. Si l’on ne souffre pas du vertige et que l’on a le pied sûr, on appréciera les fonds de précipices visibles depuis le chemin, exposé par endroits. L’itinéraire débute à la gare d’Ausserberg ou près de l’église. Il faut d’abord grimper à travers des champs parfois raides pour rejoindre le hameau de Niwärch. Le bisse coule au-dessus des maisons, là où les prairies d’un beau vert tendre alternent brusquement avec de l’herbe brune et sèche. Le chemin longe le cours d’eau jusqu’à Choruderri. Le tronçon suivant n’a plus de raison d’être depuis la construction de la conduite de Niwärch, longue de 1,7 kilomètre. Toutefois, depuis 1973, la section du CAS de la Blümlisalp et le groupe local du CAS d’Ausserberg maintiennent en état le bisse de la Niwärch et ses bazots (chéneau de bois) restaurés. Le passage dans les rochers est déconseillé aux âmes sensibles. Un petit sentier étroit, mais en bon état, passe ensuite à côté de profonds précipices après Ze Steinu, tout en bas de la vallée de Baltschieder. Sur l’autre versant du ruisseau, le bisse de la Gorperi descend en pente douce vers Eggerberg. Les passages exposés se contournent par des petits tunnels construits lors d’un assainissement complet réalisé autour de 1930. L’un des anciens bazots et un passage ont été reconstruits le long d’une paroi en surplomb: une belle décharge d’adrénaline! Mais même sans passer par le lieu-dit «Mehrheji» ou par l’ancienne Niwärch, il y a de quoi apprécier la randonnée dans cette vallée sauvage.
Le long du Val Müstair N° 0792
Ofenpass — Müstair • GR

Le long du Val Müstair

Les randonneurs qui apprécient les longues marches et le changement seront servis avec l’itinéraire panoramique entre le col de l’Ofen et Müstair. Le système cardio-vasculaire est tout d’abord mis à l’épreuve à Valbella sur un chemin raide mais sans danger. En arrivant sur les hauteurs, les amateurs de sommets seront fascinés par le paysage de pierres, d’éboulis et les forêts de conifères. Les courtes ascensions intermédiaires sont rapidement abordées, et la plus difficile est suivie d’une descente raide qui se sent dans les jambes. Cette variété rend attrayant le trajet au-dessus de la vallée de Dario Cologna. Le champion olympique et champion du monde de ski de fond a en effet grandi à Tschierv. La faune et la flore sont magnifiques. La vue sur la vallée et les villages est aussi impressionnante que celle qui s’étend sur la chaîne de montagnes et l’imposant massif de l’Ortles, symbole distinctif du Tyrol du sud limitrophe. Les différentes localités ont également beaucoup à offrir. Lü, par exemple, était la commune la plus élevée d’Europe, à 1920 mètres d’altitude, jusqu’à la fusion des communes en 2009. Toutes les communes de la vallée de Müstair ont alors fusionné pour devenir «Val Müstair». Lü est un secret d’initiés pour les botanistes et amateurs de la flore: des types rares d’orchidées, des Scrophulariaceae et des plantes médicinales y prospèrent. En raison du ciel dégagé et de l’altitude, la localité accueille l’Alpine Astrovillage, un centre dédié à l’observation des étoiles et à l’astrophotographie. Müstair, le village le plus à l’est de la Suisse, a également de quoi fasciner. Le couvent Saint-Jean, devenu célèbre, fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nature et culture N° 0793
Couvet • NE

Nature et culture

La randonnée en boucle au départ de Couvet promet de nombreuses découvertes à caractère historique, culturel, littéraire, paysager et géologique. Dans le village déjà, on passe près de trois biens culturels d’importance régionale: l’église, l’Hôtel de l’Aigle et l’«Ecu de France», une imposante bâtisse. Puis vient une petite merveille géologique, le «Corridor aux loups» qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas dû à la main de l’homme qui aurait fait sauter la roche, mais à la nature qui a façonné ce passage tout à fait intéressant. Par temps de pluie ou de brouillard, la prudence est de mise car le sol est glissant. Il s’agit également d’être très attentif, plus haut, sur le chemin entre Bas des Roches et La Roche, là où des marches ont été creusées dans la pierre. Ces deux passages sont assurés par des chaînes en fer ou des rampes. L’itinéraire se poursuit vers Monlési, passe devant un tilleul creux (le Tilleul des catholiques) qui abrite une image de la Vierge, avant de descendre à Boveresse et Môtiers. On découvre ici d’autres biens culturels: la ferme de Monlési¹, dans laquelle séjourna Rousseau, le séchoir à absinthe¹ et la «Maison des Chats»¹ à Boveresse. Môtiers a d’autres joyaux à présenter: près de la gare se trouve l’église¹, voisine de l’ancien prieuré St‑Pierre¹, où l’entreprise Mauler produit depuis 1859 des vins mousseux. Au bout de la large Grande‑Rue se dresse l’Hôtel des Six‑Communes¹, puis, à gauche, plus en avant, le château d’Ivernois¹ et, de l’autre côté de la rue, en oblique, une maison double qui abrite le Musée des Mascarons et le Musée Rousseau. C’est là que vécut l’écrivain de 1762 à 1765. On rejoint Couvet en train ou à pied, en 45 minutes, le long de l’Areuse.
Sous le charme du Cervin N° 0794
Unterrothorn — Blauherd • VS

Sous le charme du Cervin

Dans cette randonnée, pour une fois, ce n’est pas le sommet à gravir qui a le premier rôle, car celui‑ci est réservé au Cervin. Le «Horu», comme le nomment les indigènes, vole la vedette à l’Oberrothorn, un 3000 très minéral. Il faut dire que l’exposition en plein air «Peak Collection», qui permet aux visiteurs de mieux connaître l’univers de la montagne autour de la station supérieure d’Unterrothorn, détourne elle aussi l’attention. Dix‑huit œuvres d’art présentent les principaux sommets du panorama. Le chemin de randonnée conduit d’abord en légère descente vers le Furggji, où commence l’ascension et où se dresse un panneau d’information sur le génépi des neiges, une plante qui pousse uniquement en ces lieux. Le chemin en zigzag monte sur le flanc sud de l’Oberrothorn. On trouve régulièrement au bord du parcours l’une des sculptures du «Weg zur Freiheit» (Chemin vers la liberté). Les yeux de verre nous invitent à regarder au loin, tandis que les pensées gravées sont destinées à être intériorisées. Les pierriers sont parfois un peu glissants. Une corde permet de s’assurer sur un passage plus raide. Le chemin ne présente aucun danger, mais il faut quand même avoir le pied sûr et de bonnes chaussures. C’est surtout au sommet que la prudence est de mise car, sur sa face arrière, des parois friables tombent à pic sur plusieurs centaines de mètres. Sinon, le sommet est assez large pour que l’on puisse y pique‑niquer et prendre des photos. Pour descendre, on emprunte d’abord le même chemin jusqu’au Furggji avant de se diriger vers l’auberge de la Fluhalp et le lac Stelli. Sur ce tronçon, quelques installations de ski dérangent un peu, mais vu le fantastique panorama que l’on a depuis l’Oberrothorn et la beauté du paysage, il ne faut pas s’en formaliser. Du lac Stelli, la randonnée se poursuit jusqu’à la station de Blauherd.
Piz Languard N° 0832
Alp Languard — Fda Bernina Diavolezza • GR

Piz Languard

Sur les hauteurs de Pontresina trône la majestueuse pyramide du Piz Languard, avec le petit refuge Georgy situé près du sommet. Depuis l’alpe Languard, en lisière de forêt, un sentier tout à fait praticable monte sans s’arrêter jusqu’à l’embranchement menant au sommet. Moyennant quelques litres de sueur, mais avec une vue splendide, il s’élève encore sur 250 mètres jusqu’au refuge Georgy, l’un des hébergements de randonnée les plus hauts de Suisse. De là, un bon sentier, mais exposé sur une courte distance, conduit au sommet lui‑même. Le panorama est époustouflant: des Alpes valaisannes, bernoises et glaronaises jusqu’au massif de la Bernina en passant par la Silvretta, le Weisskugel ou l’Ortler, ce sont des centaines de sommets qui s’offrent au regard – un spectacle particulièrement remarquable au lever ou au coucher du soleil. Le célèbre glacier de Morteratsch possède toujours sa superbe coulée de glace, mais cette langue disparaît à vitesse grand V. Même le Biancograt du Piz Bernina, le Graal de nombreux alpinistes, pourrait perdre de son éclat, mais les premiers rocs victimes de la fonte pourraient briser les élégantes arêtes du massif. Ces phénomènes, liés au réchauffement climatique, peuvent être découverts le long du passionnant sentier climatique reliant Muottas Muragl à l’alpe Languard, en passant par le refuge Segantini. Ce sentier constitue en outre l’une des deux possibilités pour la descente: en allant vers Muottas Muragl ou en faisant une boucle vers l’Alp Languard. Après la descente du sommet, le sentier s’étire au pied de la Crasta Languard, le long des plateaux caillouteux du Fuorcla et du Lej da la Pischa. En chemin, on peut souvent observer des bouquetins du grand troupeau du Piz Albris. Sur les hauteurs fleuries du Val da Fain, il faut encore surmonter un passage légèrement exposé. Ensuite, sans jamais perdre de vue la blancheur massive du Piz Alv, on serpente dans la vallée, sur le chemin, jusqu’au pont sur la Berninabach, et enfin la gare de Diavolezza des Chemins de fer réthiques.
Asperges et vignes du Weinland zurichois N° 0857
Buchberg — Dorf • SH

Asperges et vignes du Weinland zurichois

Dès la fin avril, ça y est! Les asperges de Flaach sont là, il est temps de laisser sur les rayons des magasins celles qui ont été importées de pays lointains. Le Flaacherfeld est une plaine de plusieurs kilomètres carrés, proche de Rüdlingen, délimitée par deux cours d’eau, la Thur et le Rhin. Au début de la randonnée, près de l’église de Buchberg, un village situé sur une élévation, la vue s’ouvre sur ce vaste paysage agricole. Les rives du Rhin en pente sont couvertes de vignes, et la mosaïque colorée de champs du Flaacherfeld s’étend vers le nord‑est. A fin avril, le jaune des champs de colza étincelle, peu avant que le vent du début de l’été ne berce les champs verts d’orge et de blé qui brilleront de leur éclat doré en juillet et en août. Seuls les champs d’asperges sont gris, car ici, on cultive avant tout les asperges blanches, dont les pousses délicates se dissimulent jusqu’à leur récolte dans la terre sablonneuse. L’itinéraire traverse le pont sur le Rhin au niveau de Rüdlingen, puis passe à côté du nouveau centre de visiteurs de la réserve naturelle de Thurauen. Il s’agit du plus important projet de revitalisation des prairies du Plateau suisse. De lourdes machines de chantier ont permis de dégager un espace plus vaste sur le dernier tronçon de la Thur. Le chemin décrit un grand arc de cercle près du confluent de la Thur et du Rhin, puis se poursuit à travers champs jusqu’au village de Flaach. Là, le caractère de l’itinéraire se modifie du tout au tout et prend un nouveau visage. Pendant une heure environ, le chemin traverse une bande de forêt et l’on entend en permanence le gargouillis apaisant d’un ruisseau. Sur la droite, des champs s’étendent paisiblement.
Arbres en fleurs dans le Laufonnais N° 0858
Bärschwil — Grellingen • SO

Arbres en fleurs dans le Laufonnais

Fin avril, une journée fraîche mais claire. Dans le Laufonnais, le ciel d’un bleu profond est parsemé de nuages qui traversent lentement le ciel, tels d’immenses cotons d’ouate. En bas, dans la plaine verte, le clocher de l’église de Brislach brille au soleil. Le jaune domine sur les pentes, grâce à la présence d’innombrables dents‑de‑lion et boutons d’or, mais le plus beau spectacle est celui des cerisiers, poiriers et pommiers en fleurs: leurs couronnes éclatantes évoquent d’immenses boules de Noël étincelantes. Pour assister à cette mer‑ veille de la nature, il faudrait effectuer cette randonnée entre mi‑avril et mi‑mai, mais la flo‑ raison dépend de la météo. Bien souvent, des arbres se parent de fleurs abondantes une année et offrent un spectacle plus modeste un an plus tard. La randonnée très variée entre Bärschwil et Grellingen, dans le Laufonnais, s’effectue du printemps à la fin de l’automne. Bärschwil est situé dans une petite vallée du Jura soleurois. A Laufon, la jolie vieille ville, de petite dimension, mérite une visite. On y voit une muraille partiellement conservée et trois portes. La randonnée se poursuit ensuite vers Brislach par un paysage de champs et de pâturages. Le passage par la vallée de Kaltbrunnen est le moment fort de la randonnée. La vallée étroite, densément boisée, se rétrécit par endroits jusqu’à former une gorge, et le chemin suit constamment la rivière Ibach jusqu’à son embouchure dans la Birse. La vallée est connue pour son site de découvertes archéologiques. On a trouvé dans des cavernes des traces des hommes de Néandertal, mais aussi les plus anciennes de l’homo sapiens sapiens, qui vivait en Suisse il y a quelque 15 000 ans de cela.
Réserve naturelle et agriculture N° 0860
Laupen — Murten • BE

Réserve naturelle et agriculture

Si vous souhaitez faire une randonnée digne de ce nom, d’une durée de trois ou quatre heures, sans grandes dénivellations, qui passe à la fois par de vastes champs et des forêts ombragées, qui ne soit dépourvue ni d’une note historique ni d’une très belle réserve naturelle, l’itinéraire qui vous mène de Laupen à Morat est fait pour vous. Grâce à son altitude maximale de 600 mètres, il se parcourt toute l’année. Le départ a lieu dans la petite ville de Laupen, au confluent de la Sarine et de la Singine, connue pour son château construit au Xe siècle sur un promontoire rocheux stratégique. Après une demi‑heure de marche environ, on rejoint la réserve naturelle de l’Auried, un petit bijou qui comprend de nombreux étangs et mares. Avant la canalisation de la Sarine, il s’agissait d’un bras secondaire de la rivière. Par la suite, on y exploita une gravière. Un observatoire central offre une vue idéale sur les zones marécageuses et les petits lacs. C’est l’endroit rêvé pour une pause prolongée. L’Auried prouve aussi que les réserves naturelles et l’agriculture peuvent très bien vivre en harmonie. Dans l’eau et dans la roselière, on entend coasser et gazouiller sans relâche; un héron cendré attend patiemment une proie, tandis qu’un chevreuil s’avance prudemment le long de la rive. Plus loin, des vaches écossaises Highland broutent l’herbe et en face, près de la ferme de Risau, deux tracteurs s’activent dans les champs. La prome- nade passe à la fois par des terres cultivées et des forêts, par les villages de Liebistorf et de Salvenach, et descend enfin à Morat, où l’on peut se reposer dans l’un des restaurants de la charmante vieille ville médiévale en attendant le train du retour.
L’agriculture dans le Jura neuchâtelois N° 0861
Col de la Vue des Alpes • NE

L’agriculture dans le Jura neuchâtelois

L’altitude maximale de 1700 mètres de ses sommets font de la chaîne du Jura le petit frère des Alpes. Pourtant, pour le paysan dont les champs et les bêtes dépendent des conditions météorologiques, le Jura présente aussi des défis. L’eau de pluie pénètre à toute vitesse dans le sous‑sol karstique et en plusieurs endroits, l’eau des citernes est indispensable à la survie du bétail lors de sécheresses. En hiver, on enregistre des températures sibériennes, et les vents coupants peuvent balayer en toute saison les crêtes exposées. Certains hivers, comme le dernier, sont si longs que début juin, la neige recouvre encore les sommets. Primevère officinale et narcisse jaune poussent alors sur le tapis brun de l’herbe de l’année précédente. La randonnée entre le col de la Vue des Alpes et le Mont Racine est une superbe boucle aux nombreux atouts. D’une durée de cinq heures, elle est plutôt longue, mais les dénivellations sont limitées et se répartissent bien sur l’ensemble du trajet. Les belles vues sont nombreuses: lac de Neuchâtel et lac de Morat, Alpes et, de l’autre côté, Jura français. A noter que le lieu de départ situé sur le col de la Vue des Alpes n’est normalement accessible en car postal que le mercredi et le dimanche. Renseignez‑vous avant de partir. Ceux qui veulent terminer la randonnée agréablement s’installeront sur la terrasse du restaurant de la ferme de Gümmenen, près de la Tête de Ran, pour déguster à l’ombre des grands arbres une polenta ou un risotto préparés par l’hôtesse tessinoise. Juste à côté, vaches et bœufs broutent l’herbe délicieuse, et Shiva, le chien de la ferme, somnole le long du mur en se réveillant pourtant pour accueillir joyeusement chaque nouvel arrivant.
Viticulture dans les Grisons N° 0863
Malans — Fläsch • GR

Viticulture dans les Grisons

La «Bündner Herrschaft» n’est pas seulement la dénomination historique du district qui comprenait les quatre communes de Fläsch, Maienfeld, Jenins et Malans, mais un nom qui se rattache surtout au principal vignoble des Grisons. Les «Herrschäftler», ou seigneurs, ne désignent pas non plus les habitants de la région, mais les vins que l’on presse ici. Leur diversité est surprenante: pas moins de 45 cépages sont cultivés sur les pentes au doux relief. Celles‑ci sont idéalement orientées vers le sud‑ouest et peuvent souvent, grâce au foehn, bénéficier du soleil et emmagasiner de la chaleur lorsqu’ailleurs, le froid et le brouillard règnent en maîtres. En octobre, quand souffle ce foehn, les raisins sont littéralement «cuits», comme on aime à le dire ici. Les degrés Oechsle augmentent et offrent aux vignerons et aux amateurs un excellent vin, le «Föhnwein». La randonnée à travers la «Bündner Herrschaft» ne dure que trois heures, ce qui laisse le temps de déguster un bon vin dans un restaurant ou de visiter une cave, appelée ici «torkel». Chaque week‑end, d’avril à octobre, un pressoir ouvre ses portes à Maienfeld, et d’autres manifestations sont proposées (voir le site www.graubuendenwein.ch). A Fläsch, ceux qui souhaitent poursuivre la randonnée peuvent longer le Rhin jusqu’à Balzers ou repartir en direction de Malans en empruntant un autre itinéraire. La région est aussi la patrie de Heidi, le personnage peut‑être le plus célèbre des Grisons. Il y a 130 ans, Johanna Spyri s’est inspi- rée du paysage et des maisons pour écrire ce livre qui a connu un succès mondial. Au‑dessus de Maienfeld, la randonnée mène directement à la maison de Heidi et à l’étable des chèvres.
Là-haut, près des chèvres N° 0782
Urnäsch — Kronberg • AR

Là-haut, près des chèvres

La chèvre blanche est un signe distinctif de la région, au même titre que le bouvier de l’Appenzell ou la saucisse à bouillir. Après s’être maintenu très longtemps à un faible niveau, l’effectif caprin appenzellois est maintenant en lente augmentation, grâce à l’appétit retrouvé des Suisses pour le lait et le fromage de chèvre. Un troupeau de ces sympathiques bêtes vit sur l’alpe Blattendürren, en dessous du Kronberg, un sommet qui offre l’une des plus belles vues de la région d’Appenzell. Pour aller voir ces jolies chèvres, il faut quitter Urnäsch, rejoindre d’abord l’alpe Ober‑Guggeien et tourner sur la gauche pour monter à l’alpe Blattendürren. Après avoir repris des forces – et fait quelques caresses aux chèvres –, compter encore deux heures de pente assez raide pour monter au Kronberg. De l’auberge de Blattendürren, tourner à droite et rejoindre le sommet en passant par Grossbalmen et Kleinbetten. La vue panoramique fait oublier la fatigue de l’ascension. Ceux qui souhaitent marcher davantage peuvent emprunter un chemin en pente douce qui descend par la Scheidegg en direction d’Appenzell ou rejoindre Jakobsbad par une pente plus raide. Et si les efforts de la montée sont jugés suffisants, il suffit d’emprunter la télécabine du Kronberg qui descend toutes les demi‑heures dans la vallée.