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Cols rocailleux en duopack N° 1443
Rifugio Saoseo CAS — Miralago • GR

Cols rocailleux en duopack

Dans le Val da Camp, l’automne déploie une féerie de couleurs. Il est recommandé aux marcheurs d’arriver la veille au soir. La vallée regorge de mélèzes orange qui forment un lumineux contraste avec le ciel d’un bleu d’azur. Les rayons du soleil tombent à l’horizontale dans la forêt et sur le Lagh da Saoseo. Les reflets des montagnes alternent avec le fond du lac bleu-vert, que l’on aperçoit à travers l’eau cristalline. Gravir les 700 mètres de dénivelé qui mènent au col Pass da Sach, c’est s’enfoncer toujours davantage dans un désert de pierres. Le chemin est ombragé, le soleil n’atteignant la vallée que vers midi. Bientôt, on traverse la frontière italienne, et un nouveau chemin de gravillons descend vers l’aride Valle di Sacco en longeant le ruisseau Roasco Occidentale, qui coule paisiblement un peu plus bas. Même si l’itinéraire est balisé pour les vététistes, on en croise rarement. On atteint sans tarder le refuge Malghera, avec sa chapelle de la Madonna delle Neve, où l’on passe la nuit. Le lendemain, l’ascension reprend du côté nord de la vallée. Elle débute à Malghera, légèrement au-dessus de quelques terrasses de pierre. Peu avant le Lago de Malghera, le chemin disparaît sur quelques centaines de mètres, mais il est presque impossible de s’égarer. Près du lac, on en retrouve la trace. Jusqu’au col de Malghera, appelé en Suisse «Forcola di Sassiglion», on continue sur une large piste gravillonneuse. Du côté du Val Poschiavo, on retrouve des sentiers de randonnée plus idylliques, qui font descendre les randonneurs dans la forêt sans oublier de les régaler d’un beau panorama. D’Albertüsc, on longe le flanc de la montagne en direction de San Romerio, où un refuge invite à faire halte. Le goûter console à l’avance de la descente de deux heures, pas très attractive, qui mène à Miralago par Selvaplana. Les promeneurs qui ont de la chance et qui cheminent à la tombée de la nuit entendront le couple de hiboux qui niche dans les parages.
Entre les glaciers du Val Roseg N° 1212
Murtèl — Pontresina • GR

Entre les glaciers du Val Roseg

Des glaciers millénaires, un lac glaciaire idyllique, l’hospitalité des refuges de montagne et des marmottes qui gambadent: le Val Roseg n’est pas avare en moments forts et se prête à merveille à une magnifique randonnée de trois jours de cabane en cabane. Le téléphérique de Corvatsch nous amène à la station intermédiaire de Murtél. À partir de là, le chemin monte tranquillement vers le col du Fuorcla Surlej. Une vue imprenable sur le Val Roseg et sur le Piz Bernina s’offre ici. Le sentier est légèrement pentu et en deux heures, l’on atteint facilement la cabane Chamanna Coaz, un petit fort, avec une terrasse ensoleillée le matin, idéale pour le café. Le deuxième jour débute avec bon nombre de virages en épingle. Le chemin de randonnée alpine traverse un pierrier avant de descendre vers le lac glaciaire. Le sifflement aigu des marmottes se fait sans cesse entendre. On aperçoit ensuite ces demoiselles filer dans leurs terriers avec un empressement plus ou moins marqué. Le sentier qui mène à la cabane Tschiervahütte prend un virage prononcé à la hauteur du restaurant Roseg, car il faut désormais regagner l’altitude perdue. Le dernier kilomètre est le plus spectaculaire: depuis la moraine, la vue sur le glacier de Tschierva est grandiose et l’on peut même entendre crisser la glace. La Tschiervahütte est spacieuse. Elle propose même une chambre double, des douches et une terrasse ensoleillée de laquelle on peut en toute tranquillité apprécier le coucher du soleil et les Alpes rougeoyantes, surtout lorsque l’on sait que la descente du troisième jour sera plutôt aisée. On atteint Pontresina en trois heures de marche environ, mais on peut tout aussi bien «lâcher la bride» en réservant une calèche depuis le restaurant Roseg. Quel plaisir de faire des randonnées de plusieurs jours, dans ces conditions!
Magie du Val Roseg (GR) N° 1371
Pontresina — Roseg • GR

Magie du Val Roseg (GR)

En Engadine, en hiver, il est recommandé d’aller faire un tour dans le Val Roseg: la neige révèle toute la beauté de ce coin de pays. Le chemin de randonnée hivernale commence juste après la gare de Pontresina, où des calèches tirées par des chevaux permettent de gagner l’hôtel Roseg Gletscher. Mais nous conseillons de parcourir le Val Roseg à pied et de compter un peu plus de temps que ce qui est indiqué: les randonneurs peu pressés apercevront probablement des chamois, des chevreuils et d’innombrables écureuils. Hormis la calèche, aucun véhicule ne circule dans la vallée dénuée d’infrastructures. Le but de la randonnée est l’hôtel Roseg Gletscher (1999 m). À peine parti, on est entouré de hauts mélèzes sur les branches desquelles pépient des oiseaux. Parfois, ils viennent même picorer dans la main. Le chemin suit une pente légèrement ascendante qui requiert peu d’efforts et qui est donc idéale avec des enfants. Un pont de bois enjambe la rivière Roseg. À partir de là, le paysage s’ouvre et l’on aperçoit les sommets impressionnants de certains 3000 mètres de la chaîne de la Bernina. Une clochette tinte: la calèche approche. Voir trois chevaux tirer cette grande carriole sur la neige est un vrai spectacle! À pied aussi, on est près du but. Il reste un dernier crêt à franchir avant que la vallée ne s’élargisse et donne vue sur le glacier de Roseg. Au bout du chemin, on peut reprendre des forces au restaurant. Son buffet de desserts est connu loin à la ronde. On redescend à pied ou en calèche pour profiter encore une fois de ce paysage magique.
Chemin des charbonniers N° 1444
Piaz — Miralago • GR

Chemin des charbonniers

Depuis 30 ans, Gino Bongulielmi se dévoue corps et âme à son «petit paradis» de San Romerio, un gîte de montagne perché sur une terrasse rocheuse à 1800 mètres d’altitude, qui domine le Val Poschiavo. Il est parvenu à faire de cet alpage une oasis de calme pour petits et grands randonneurs, où il fait bon s’arrêter quelques jours pour jouer, bouquiner ou tout simplement lâcher prise. Pour digérer en mouvement les succulents plats traditionnels servis à l’auberge, on peut emprunter le Chemin des charbonniers que Gino a balisé à l’aide de flèches en bois. Le «Köhlerweg» est ponctué d’anciennes charbonnières datant des années 1940, période où les habitants de la région produisaient ce combustible pour survivre. L’itinéraire débute au-dessus du jardin biodynamique de San Romerio. On emprunte tout d’abord à la montée un chemin balisé blanc-rouge-blanc puis, après 150 mètres, on prend le petit sentier (balisé d’une flèche en bois) qui grimpe dans la forêt sur la gauche. Peu après, on parvient à un studio de yoga en plein air, d’où la vue est magnifique, avant de continuer à monter sous le couvert des arbres. Plus haut, après avoir admiré une charbonnière encore quasi intacte, on atteint le point le plus élevé de la marche, où des bancs invitent au repos. Le regard porte jusqu’aux faubourgs de Tirano d’un côté et au massif de la Bernina de l’autre. La descente se fait dans la forêt, en passant par une aire de grillades. Lorsqu’on ressort du couvert des arbres, on plonge sur la petite église en pierre de l’alpage, en longeant un beau mur de pierres sèches.
Un lac de montagne sous haute garde N° 1304
Arnisee • UR

Un lac de montagne sous haute garde

Cette randonnée de montagne permet de visiter deux refuges extrêmement bien situés. Après un court voyage à bord d’un petit téléphérique, la randonnée commence près du charmant lac d’Arnisee, utilisé comme lac de retenue depuis plus de cent ans. Le chemin monte d’abord en pente plutôt raide pendant environ une heure et sinue longtemps à travers bois, franchissant des racines noueuses et gravissant des marches çà et là. Dans la clairière, on aperçoit déjà le premier banc, qui offre l’occasion aux randonneurs de faire une pause et d’admirer la vue à couper le souffle sur le lac d’Arnisee et la vallée du Maderanertal. Tout près de la cabane du Sunniggrathütte, un lac invite à la baignade. La randonnée continue plus loin derrière la cabane, puis monte jusqu’au chemin panoramique de la crête du Sunnig Grat. Les randonneurs peuvent bifurquer à droite pour gravir le sommet et savourer la magnifique vue sur le lac d’Uri, ou tourner à gauche et longer les flancs de la montagne. Des chèvres les accompagnent et leur présentent leurs chevreaux avec fierté. Alors que les sommets s’élèvent dans le ciel de façon dramatique, le chemin de randonnée de montagne traverse les «Planggen». Au niveau du col de Furggi, il est possible de tourner à gauche et de descendre dans la vallée. Il faut ensuite s’aider de ses mains pour franchir deux passages tout de même sécurisés par des cordes. La dernière montée jusqu’à la cabane de Leutschach CAS est un peu longue, mais à l’arrivée on profite de la vue sur les lacs d’Obersee et de Nidersee, point d’orgue de la journée. Les eaux turquoise du Nidersee sont encerclées par les pics acérés des montagnes. L’Obersee, agrémenté d’un sentier Kneipp, d’un radeau et d’une chaise longue confortable, invite les randonneurs à faire une pause. On peut aussi passer la nuit dans la cabane (réservation obligatoire) et prendre le chemin du retour à travers les vertes prairies d’Uri en direction de l’Arnisee le jour suivant.
Sur les hauts de Davos direction Schatzalp N° 1350
Gotschnagrat — Schatzalp • GR

Sur les hauts de Davos direction Schatzalp

Dominant l’orée de la forêt, cette randonnée prend, en automne surtout, des airs de haute montagne, avec sa vue sur les mélèzes parés d’or en contrebas et sur les premières neiges un peu plus haut. Mais on y apprécie toutefois les avantages d’un chemin panoramique facile. La randonnée mène du Gotschnagrat au col de la Strela en passant par des sentiers à flanc de coteau à la vue imprenable. Des chaînes de montagne et des vallées célèbres comme celles de Dischmatal ou de Sertigtal attirent le regard. Évidemment, on ne peut pas manquer «l’oeuf d’or», l’hôtel Intercontinental de Davos à l’architecture futuriste et à la couleur originale. Depuis le col de la Strela, la vue donne sur l’autre versant: la vallée du Schanfigg, qui abrite Arosa, et, au loin, la région de la Surselva. À la fin du Moyen Âge, le col de la Strela était une route très empruntée par les Walser. Le rêve d’un train à crémaillère qui passe par le col a été abandonné avec l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Dans les années 1970, une route passant par le col a même été planifiée. Au fond d’un tiroir se cache encore le projet d’un tunnel reliant Davos à Langwies sous le col de la Strela. À l’abri du vent, un peu en deçà du col, se trouve un restaurant de montagne qui sert une petite collation bien méritée avant de reprendre le chemin qui descend rapidement jusqu’à l’alpage de Schatzalp au prix d’un passage assez raide. L’hôtel de montagne de style Art nouveau qui s’y trouve avait été conçu vers 1900 pour servir de sanatorium. Il est devenu célèbre grâce au roman de Thomas Mann, «La Montagne magique». L’hôtel Schatzalp a aussi la réputation d’être un lieu magique. Le temps file lorsqu’on s’y détend ou que l’on visite le jardin botanique. Mais rien ne presse: en haute saison, le funiculaire de Schatzalp effectue la descente à Davos jusqu’à minuit.
À la découverte de la vallée de Surbtal N° 1479
Tegerfelden, Hochbrücke — Lengnau AG • AG

À la découverte de la vallée de Surbtal

Pendant des siècles, la vallée de Surbtal en Argovie a été une sorte de ghetto fédéral: les Juifs qui souhaitaient vivre en Suisse n’avaient le droit de s’établir que dans les deux villages d’Endingen et de Lengnau. Il n’existe donc nulle part ailleurs dans notre pays un tel patrimoine architectural de culture juive. Le sentier «Jüdischer Kulturweg» met en valeur cette richesse culturelle unique. Pour l’atteindre, on longe la rivière Surb à partir de Tegerfelden via Unterendingen en prenant la direction d’Endingen. Sur la Rankstrasse se dressent plusieurs maisons historiques, toutes dotées de deux portes d’entrée, l’une pour les juifs, l’autre pour les chrétiens. C’était une manière créative de la part de la population d’appliquer le précepte de séparation religieuse. La synagogue voisine est quelque peu dissimulée. Elle possède une splendide façade néo-classique avec des fenêtres décorées d’arcs plein cintre d’inspiration mauresque. De l’autre côté de la Surb se trouve une belle maison où l’on pratiquait le Mikvé (bain rituel d’immersion). Devant, un petit sentier balisé comme piste cyclable mène à l’extérieur du village où se trouve le cimetière juif, le plus ancien du genre en Suisse. On en sort à son extrémité est, où l’on retrouve un chemin de randonnée. On longe d’abord le Talebach, puis on traverse le Wiesland en montant doucement via le hameau de Vogelsang dans les bois. Le chemin débouche enfin sur les prairies et les forêts avec leurs superbes vues, et descend jusqu’à Lengnau. Le promeneur y trouve une nouvelle synagogue, immanquable: le bâtiment et son impressionnante façade se trouvent bien en vue, au centre du village.
Sur le chemin de rive en direction de Berne N° 1481
Münsingen — Bern, Tierpark • BE

Sur le chemin de rive en direction de Berne

Une randonnée le long de l’Aar entre Münsingen et Berne en vaut la chandelle en toute saison. La rivière dispose aujourd’hui de plus d’espace qu’au cours de ces dernières décennies. De la gare de Münsingen, on rejoint le sentier des bords de l’Aar par la zone résidentielle. Là, en longeant la rive droite de la rivière, on progresse toujours tout droit. Au départ, des bouts de chemin passe relativement près de l’autoroute, mais les bruits de la circulation sont à peine audibles. Bientôt, on aperçoit l’Hunzigenau. À partir de 1824, la rivière qui déroulait ses méandres à travers la région a été endiguée dans un chenal bâti en dur. En 2006, des travaux ont été conduits pour renaturaliser ce corset. Depuis, l’eau est beaucoup plus à son aise à cet endroit. Ainsi, l’Aar ne coule pas seulement dans son lit, mais se disperse en de nombreux bras dont le débit d’eau est si lent qu’il semble s’être arrêté. De larges espaces pourvus de galets, d’arbres et de roseaux donnent un nouveau visage à cette splendide plaine alluviale. L’élargissement avait pour but de réduire les dommages causés par les inondations et de contenir l’érosion du lit de la rivière. Il apporte également beaucoup au monde animal et végétal, ainsi qu’à l’œil et l’esprit. Jadis, le sentier de randonnée conduisait à travers un couloir boisé étroit. Aujourd’hui, il emprunte des chemins variés et tortueux à travers un paysage pittoresque qui offre maintes jolies vues sur les eaux. Les forêts alluviales du Kleinhöchstettenau et du Märchligenau qui viennent ensuite ne sont pas moins belles. Des troncs grignotés et des piles de bois dans la rivière révèlent que le castor a réintégré les lieux. Peu avant Muri, le sentier de rive se rapproche à nouveau de l’eau. Par le quartier de l’Elfenau, on arrive enfin au parc zoologique de Dählhölzli, le but de l’itinéraire.
En raquettes direction le Leiterhorn N° 1482
Wengen • BE

En raquettes direction le Leiterhorn

En Suisse, les montagnes aux pentes abruptes et très prononcées sont souvent appelées «Horn», à l’instar des sommets de l’Oberland bernois Wetterhorn, Schreckhorn ou Schilthorn. Le Leiterhorn, en revanche, porte mal son nom. Il domine Wengen, mais n’est en fait qu’une colline boisée, du moins sur son versant sud. Toutefois, il offre un panorama à nul autre pareil. La vallée de Lauterbrunnen s’y étire dans presque toute sa longueur, comme vue du ciel. Les parois rocheuses, dont certaines culminent à 1000 m et ceignent le fond de la vallée, sont particulièrement impressionnantes. La face nord jouit également d’une spectaculaire vue plongeante sur Zweilütschinen et Interlaken. Une piste de raquettes à neige mène à ce fameux belvédère. De Wengen, on traverse d’abord le centre-ville, puis les bois et les pâturages enneigés jusqu’à Flüelenboden, d’où l’on entame la montée en lacets avant d’atteindre l’Äussere Allmend. On poursuit tranquillement la montée vers l’aval pour rejoindre le Leiterhorn. Des bancs invitent à la pause. La descente vers Ausserwengen est d’abord bien raide en bordure de forêt jusqu’au point de vue de la Hunnenfluh. De là, le sentier s’aplanit, puis, un peu plus loin, redescend légèrement vers des chalets brunis par le soleil, avant d’arriver à la gare de Wengen. Si les dernières chutes de neige remontent à quelques jours, l’itinéraire est généralement déjà bien damé par les nombreux randonneurs en raquettes, à tel point qu’il peut se pratiquer aussi avec de bonnes chaussures de randonnée. Si tel est le cas, il est toutefois conseillé d’effectuer le circuit en direction inverse afin de venir à bout du passage relativement raide entre la bifurcation de la Hunnenfluh et du Leiterhorn plus facilement.
Autour du Piz Mundaun N° 1483
Obersaxen, Affeier Dorf — Vella • GR

Autour du Piz Mundaun

Passer de l’ombre à la lumière, du versant nord du Piz Mundaun enneigé à son flanc sud baigné de soleil, de l’îlot des Walser à la région linguistique romanche: la randonnée hivernale qui part de la vallée du Rhin antérieur et se rend jusque dans le Val Lumnezia enchaîne et dompte toutes sortes de contrastes. L’itinéraire longe le bord inférieur du domaine skiable de Piz Mundaun, mais rejoint rarement les pistes. En chemin, on profite d’un panorama grandiose, d’une riche variété de paysages et d’un silence envoûtant, loin de l’agitation. On part du petit village Walser d’Affeier, qui appartient à la région d’Obersaxen. Le chemin balisé décrit deux larges courbes joliment aménagées avant de contourner les maisons de villégiature de Misanenga dans la montée. On arrive par une petite route aux gorges du ruisseau Valater, que l’on traverse pour rejoindre le hameau de Platenga. Un chemin plat nous mène ensuite au village de Surcuolm et on prend gentiment de la hauteur en passant à travers bois puis au-dessus de la région de mayens et d’alpages qui s’ouvre devant nous. Pour un temps, le tracé du chemin suit une piste de luge en parallèle, mais, au sortir de la forêt, il s’en désolidarise et monte doucement, mais régulièrement, vers Valmata et la chapelle Sogn Carli, qui est le point culminant de la randonnée. Juste avant, un peu en-deçà du chemin, se trouve un restaurant d’altitude dénommé «Bündner Rigi» en raison de la vue exceptionnelle dont il profite. D’abord très pentu, le chemin ne présente ensuite qu’une pente douce qui mène au village de Morissen. La vue sur le Val Lumnezia est splendide. La «vallée de la lumière» est une haute et large vallée sur le versant méridional de la chaîne du Piz Mundaun. En descendant doucement, on arrive enfin à Vella, la principale localité de la vallée.
De La Brévine au lac des Taillères N° 1484
La Brévine • NE

De La Brévine au lac des Taillères

Les bonshommes de neige se sentent chez eux à la Brévine: au nord du Val de Travers, sur le haut plateau, les températures hivernales flirtent avec le zéro. Un sentier thématique, aménagé sur le chemin de randonnée hivernale menant au lac des Taillères, invite à se confronter de manière ludique à la nature et au froid. En janvier 1987, la température dans le village jurassien est tombée à moins 41,8 degrés Celsius: le record de froid officiellement enregistré en Suisse à ce jour. On peut donc faire l’expérience de conditions arctiques ici. Le départ des pistes de ski de fond et de randonnées en raquettes se trouve à quelques pas du terminus du car postal au centre du village. C’est également là que débute le chemin de randonnée hivernale, balisé par des panneaux roses. Son tracé est parallèle à la route qui conduit à Les Verrières via Bémont. L’itinéraire ne présente pratiquement pas de dénivelé et convient donc parfaitement aux familles. Si les plus petits peuvent aisément s’asseoir et être tirés sur une luge, les enfants les plus grands peuvent écouter l’histoire du bonhomme de neige Taillaule, parti dans la vallée à la recherche de toutes sortes d’accessoires pour s’habiller convenablement pour la saison froide: des châtaignes pour les yeux, une carotte pour le nez, de la paille pour les cheveux. Douze postes proposent des énigmes à résoudre. Les lettres trouvées forment, une fois remises dans l’ordre, le nom du lieu où le record de froid a été enregistré dans la vallée à l’époque. Une plaisante surprise attend les excursionnistes au lac des Taillères. En hiver, le lac gelé sert de terrain de jeu aux patineurs et aux randonneurs. Le restaurant Aux Berges d’Estaillères à proximité permet de se réchauffer. Pour retourner à La Brévine, on emprunte le même itinéraire qu’à l’aller.
D’Oberberg à Ibergeregg N° 1485
Oberberg St. Karl • SZ

D’Oberberg à Ibergeregg

Même si l’itinéraire de retour emprunte parfois le tracé de l’aller, la randonnée hivernale qui mène d’Illgau à Ibergeregg est très variée, de par la diversité des paysages et des points de vue toujours changeants. Avec son exposition plein sud, le soleil est très présent et la vue magnifique. Le parcours est entièrement balisé de panneaux roses en bois. Ainsi, on ne risque pas de se perdre, même lorsque le chemin traverse une piste de ski, ce qui n’arrive de toute façon que dans la partie supérieure de l’itinéraire, et ce rarement. Au point de départ de St-Karl, deux chemins sont possibles. Tous deux mènent à Oberberg. Le premier, en direction de l’ouest, débute au terrain de jeux, en forêt, au-dessus de la station du téléphérique. Le second, vers l’est, est un peu plus long et moins raide. On peut réserver cette possibilité pour le retour. Depuis le restaurant Oberberg, le chemin de randonnée hivernale monte modérément, mais de façon continue, vers le lieu-dit de Bleikenboden. Ensuite, on s’approche des pistes du domaine skiable d’Ibergeregg. En longeant une piste bleue, on arrive au restaurant de montagne à hauteur du col. Le sentier d’altitude en direction de Holzegg s’étend au-dessus de la vallée de Schwyz, sans grand dénivelé. Bientôt, les sommets des deux Mythen font leur apparition. La terrasse ensoleillée devant le restaurant alpin Zwäcken est un joyeux remue-ménage les jours de grand beau en haute saison. Le calme qui nous attend à Müsliegg, qui se trouve juste après la bifurcation, est d’autant plus impressionnant. Le chemin de randonnée hivernale, aménagé sur le flanc sud ensoleillé, est à l’extérieur du domaine skiable. Il descend en grandes boucles jusqu’au restaurant des pistes de Grossenboden, offrant les plus belles vues. Une légère montée à travers le domaine skiable ramène à Bleikenboden, d’où l’on peut revenir à St-Karl par le même chemin que lors de l’ascension.
A travers les gorges «della Breggia» N° 1486
Mendrisio — Vacallo, piazza • TI

A travers les gorges «della Breggia»

À la pointe sud de la Suisse, la neige est rare. Et lorsqu’elle tombe, elle ne reste pas bien longtemps. La magnifique randonnée panoramique sur le versant ensoleillé du Mendrisiotto peut donc être aussi effectuée en hiver sans problème. De la gare de Mendrisio, on arrive sur l’itinéraire de randonnée direction Corteglia. Pour ce faire, on passe devant l’hôpital, puis par la zone résidentielle avant d’arriver à une colline plantée de longues rangées de vignes et bénéficiant de belles vues. De là, une petite route mène, via Loverciano, à Castel San Pietro. L’église rouge Chiesa rossa, située sur un promontoire panoramique exposé au-dessus de la vallée de la Breggia, vaut le détour. Ensuite, on descend dans les «Gole della Breggia» où la petite rivière a formé toute une série de gorges dans le sol rocheux. À divers endroits, des panneaux fournissent des renseignements sur les caractéristiques géologiques de cet espace. En hiver, les chemins d’accès aux gorges sont parfois verglacés par endroits. Le vieux pont de pierre «Punt da Canaa» permet cependant de franchir aisément le ravin et d’observer à loisir les couches de calcaire aux formes singulières, couchées de biais dans le lit de la rivière. De l’autre côté, une légère montée mène d’abord au Morbio Superiore, puis, via Lattecaldo, à travers châtaigneraies et hêtraies jusqu’au sommet du San Martino. De la petite église, on peut profiter entre deux arbres de superbes vues sur la proche vallée de Muggio et les sommets du Piémont. La descente n’en est pas moins prometteuse. En passant par le petit village de Sagno, duquel on aperçoit un bout du lac de Côme, on atteint Vacallo, surplombant Chiasso, par des sentiers forestiers et des chemins goudronnés.
Circuit en raquettes sur le col des Mosses N° 1487
Col des Mosses — La Lécherette • VD

Circuit en raquettes sur le col des Mosses

Le domaine skiable du col des Mosses/La Lécherette dispose non seulement de pistes de ski et de remontées mécaniques, mais aussi de nombreuses pistes de raquettes balisées. Le «Sentier Raquettes» n° 8 est particulièrement charmant, et son point de départ pas facile à trouver. Sur le col des Mosses, on laisse derrière soi le restaurant Le Bivouac pour monter dans le village et bifurquer après une douzaine de pas vers le parking privé «Les Pervenches - Les Bleuets». C’est ici que débute l’itinéraire. Il mène sur des pâturages enneigés puis traverse les bois en montant modérément jusqu’à un nouvel espace ouvert. Sur le haut plateau de Pra Cornet, l’itinéraire décrit une longue boucle montant et descendant légèrement. Au sud, on jouit d’une vue imprenable sur le Pic Chaussy, la montagne locale des Mosses, et sur la chaîne du Châtillon, le Tarent et la Pare. À l’est, la vue se perd en direction de la Gummfluh. En hiver, le petit refuge de Pra Cornet fait office de restaurant. Les skieurs de fond et les randonneurs en raquettes peuvent y déguster une fondue ou prendre un casse-croute. Depuis le chalet d’alpage des Brenlaires, le sentier de randonnée en raquettes s’étend pendant un certain temps en ligne droite et à plat vers l’ouest. Sur le flanc du Mont d’Or, on découvre la vallée du Rhône au sud et les Alpes savoyardes derrière. À la fin de ce circuit quelque peu prolongé sur le plateau de Pra Cornet, on prend l’itinéraire n° 12 qui remonte depuis La Lécherette. Les itinéraires en raquettes de la région n’étant balisés que dans le sens de la montée, il faut garder un œil au tracé, d’autant que le domaine skiable n’est pas loin. On contourne les stations de deux remontées mécaniques par l’est. Pour terminer la randonnée en beauté, une descente raide mène dans une bonne couche de poudreuse à La Lécherette en longeant la piste noire de ski.
Circuit de Brülisau à Plattenbödeli N° 1480
Brülisau • AI

Circuit de Brülisau à Plattenbödeli

La randonnée d’hiver dans la région de l’Alpstein débute à la station inférieure du téléphérique du Kastenbahn. En passant devant l’église, on progresse d’abord sur un sentier plat, puis on longe la lisière de la forêt pour remonter enfin à travers les pâturages enneigés. À Ruhsitz, la plus grande partie de la côte est derrière nous. À mi-chemin entre la montagne et la vallée, on jouit d’une somptueuse vue sur les formations rocheuses escarpées de l’Alpstein. Le nom singulier du lieu-dit signifie tout à fait autre chose de ce à quoi l’on s’attend: «Ruhsitz», que l’on pourrait traduire par «siège dédié au repos», vient en fait de «Risi» et désigne les rigoles formées par l’érosion en montagne. Il est vrai pourtant que l’on peut «s’asseoir et se reposer» un moment dans ce lieu superbement situé. L’auberge de montagne Ruhesitz est ouverte du jeudi au dimanche en hiver. De là, on emprunte la plus belle partie de l’itinéraire. Devant un panorama époustouflant, les montées et les descentes alternent en douceur, sur des terrains déboisés la plupart du temps, mais aussi à travers la forêt de montagne. Au nord, la vue s’élargit sur la région du lac de Constance. Bientôt, on aperçoit aussi l’Altmann, le deuxième plus haut sommet de l’Alpstein. Après le restaurant de montagne Plattenbödeli (ouvert tous les week-ends de janvier et février), l’itinéraire prend un tout autre caractère. Pendant un moment, c’en est fini du soleil, des grands espaces et de la vue. Sur la route forestière travaillée à la machine qui descend modérément mais sûrement, on quitte le vallon de Brüel pour arriver à Pfannenstil, d’où l’on rejoint ensuite le point de départ de Brülisau sur chemin plat. La descente peut aussi se faire en luge. Dans ce cas, il est conseillé d’effectuer le circuit en direction inverse. À l’auberge de montagne Ruhesitz, il est possible de louer des luges pour descendre à Brülisau.
De Zermatt au hameau d’alpage Zmutt N° 1488
Zermatt • VS

De Zermatt au hameau d’alpage Zmutt

Non seulement c’est l’une des plus belles montagnes des Alpes, mais aussi l’un des sommets les plus célèbres au monde: le Cervin. Pour Zermatt, c’est une attraction unique en son genre qui domine littéralement le paysage de toute la vallée. Sur le sentier de randonnée hivernale qui mène à Zmutt, l’énorme aiguille rocheuse élégamment incurvée se donne à voir sous tous ses angles. L’itinéraire traverse d’abord le village sur toute sa longueur. Une fois les dernières maisons franchies, le chemin commence à monter gentiment. Il traverse tour à tour la forêt de montagne, puis les pâturages enneigés et leurs petites granges. Les mélèzes ayant perdu leurs aiguilles l’hiver, la vue sur le Cervin reste souvent dégagée même en forêt. Zmutt est un petit hameau compact composé de vieilles maisons en bois noircies par le soleil, d’une chapelle et d’un restaurant rustique. Dans un tel cadre idyllique, le temps semble s’être arrêté. De l’autre côté du ruisseau de Zmutt, le large chemin conduit au sortir de la vallée vers le centre de sports d’hiver de Furi, où se croisent des lignes de téléphérique de diverses directions. Le chemin de randonnée hivernale contourne la station par le nord et mène, via Schweigmatte, au cœur de la forêt. Plusieurs restaurants de montagne bordent le chemin. La route enneigée qui descend au fond de la vallée en passant par Moos est également utilisée comme piste de luge, notamment par les familles qui ont de jeunes enfants: la pente n’y est pas très raide. Au bout de la descente, on atteint le quartier de Winkelmatten et donc la limite sud de Zermatt. En passant par Wiestiboden, on retourne à l’église et, en traversant le centre du village, à la gare.
Gravir un des sept sommets des Churfirsten N° 1208
Alp Sellamatt • SG

Gravir un des sept sommets des Churfirsten

Sur les hauts du lac de Walenstadt se dressent les sept sommets des Churfirsten. Leurs noms relèvent pour certains du domaine de la culture générale: Chäserrug, Hinterrugg, Scheibenstoll, Zumstoll, Brisi, Frümsel, Selun. Certaines personnes font l’ascension des sept sommets en une journée. D’autres les gravissent plutôt en une année. Pour le randonneur qui se contente d’un seul d’entre eux pour commencer, c’est le Selun qui est conseillé. Culminant à 2205 mètres d’altitude, c’est le sommet le plus bas de la chaîne de montagnes. Bien que parfois fatigante, la randonnée ne présente pas de difficulté technique et la vue depuis le sommet est renversante. La randonnée de montagne débute à l’alpage d’Alp Sellamatt. Le télésiège qui part d’Alt St. Johann permet de s’épargner près de 500 mètres de dénivelé. Pour atteindre le Selun qui se dresse comme un phare, il faut traverser des prairies et des bois. La montée débute après une bonne heure de marche. Le chemin mène sur les hauteurs en zigzaguant sur le flanc de la montagne. L’ascension des quelque 900 mètres est continue et abrupte. Vers le milieu, le versant s’aplanit un peu: un endroit idéal pour une pause bien méritée, car la dernière ligne droite nécessitera encore bien des forces. Mais l’effort en vaut la chandelle: au sommet s’élève une croix et, juste devant, les rochers laissent la place au vide. En contrebas, le lac de Walenstadt scintille d’un bleu vif et profond. On serait alors bien tenté d’imiter les base-jumpers qui s’élancent depuis les Churfirsten, mais la variante la plus sûre consiste à reprendre la route du Toggenbourg par le même chemin qu’à l’aller.
Plongée dans le Moyen Age 2 N° 1442
Lichtensteig Bahnhof — Bütschwil • SG

Plongée dans le Moyen Age 2

Les ruines des deux châteaux ne pourraient être plus dissemblables. Neu Toggenburg est juché sur un promontoire rocheux en poudingue offrant une vue sur l’Untertoggenburg, le lac de Constance, l’Alpstein et les sommets alpins. L’édifice fut la résidence des comptes du Toggenburg depuis la fin du XIIe siècle, après qu’ils ont perdu leur domaine familial dans l’Alttoggenburg au profit de l’abbaye de Saint-Gall. Ce devait être un château impressionnant avec ses cinq murs d’enceinte, dont les plus éloignés sont encore visibles aujourd’hui. Les ruines du château de Rüdberg, près de Bütschwil, sont pour leur part dissimulées dans la forêt. La paroi derrière le château, haute de 50 mètres, tombe à pic vers la rivière Thur. Rüdberg était une construction simple servant à contrôler le passage sur la Reichsstrasse entre les lacs de Constance et de Zurich, la seule voie carrossable traversant le Toggenburg. Une randonnée riche et variée relie les deux sites. Le point de départ est Lichtensteig, dont la vieille ville médiévale invite à la balade. Le chemin passe par Vorderhalden et Graben en prenant rapidement de la hauteur pour atteindre son point culminant aux ruines de Neu Toggenburg. L’endroit jouit non seulement d’une vue magnifique mais aussi de la présence de 240 espèces de plantes à fleur et de fougères. La descente emmène le randonneur à travers la forêt, puis des pâturages dégagés jusqu’à Schwanden et Wigetshof, pour aboutir dans la petite gorge où se cachent les ruines de Rüdberg. Le bouquet final est le pont suspendu après Laufen. Long de 100 mètres, il se balance au-dessus des eaux tumultueuses de la Thur, dans lesquelles il est possible de se baigner. Après le pont, le chemin n’est plus très long jusqu’à la gare de Bütschwil.
La magie des fleurs à Goms N° 1471
Hst. Fürgangen-Bellwald — Fiesch • VS

La magie des fleurs à Goms

Fin avril, alors que la floraison des cerisiers de Bâle-Campagne est terminée depuis longtemps, les cerisiers autour d’Ernen sont encore en fleurs. Mais cette randonnée est également attrayante en été et en automne, grâce au pont suspendu, aux bisses, aux chapelles et aux points de vue que l’on y découvre. Quelques minutes à peine après avoir commencé à marcher, on traverse le Rhône par le pont suspendu construit en 2015, puis on arrive à Mühlebach. À l’entrée du village, un banc en bois en forme de snowboard invite les randonneurs à faire une pause. Il a été construit en l’honneur de Patricia Kummer, championne olympique locale de slalom parallèle. On suit le canal en bois restauré d’un bisse, qui nous amène jusqu’en haut de la colline Mosshubel. Dans ce charmant paysage qui s’étend au pied de montagnes enneigées, la potence est une trace particulièrement sombre du Moyen-Âge. À cet endroit visible de loin, on a pendu des condamnés jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, le village de montagne qui a reçu le prix Wakker en 1979 n’est plus connu comme un lieu de justice, mais comme la «Mecque de la musique de chambre». Chaque année en été, des musiciens suisses et étrangers s'y rencontrent pour jouer. Un petit tour au centre bien entretenu du village s’impose avant de s’atteler à la montée raide qui mène au bisse de Trusera. Celui-ci a pu être remis en état grâce à la construction du parc paysager de la vallée de Binn, qui inclut aussi Ernen. Une dernière montée et on se retrouve devant la chapelle blanche immaculée de Saint-Antoine. Elle est l’une des nombreuses constructions de la topographie religieuse du parc paysager de la vallée de Binn. D’ici, on a une vue magnifique sur la vallée du Rhône et la vallée de Binn. À la descente, le chemin de randonnée emprunte sur une courte distance une route peu fréquentée. Il descend ensuite à travers des prairies jusqu’à Niederernen. Puis il passe au-dessus du Rhône et arrive à Fiesch après une petite montée.
Dans les gorges de la vallée de Kaltbrunnen N° 1469
Meltingen, Meltingerbrücke — Grellingen • SO

Dans les gorges de la vallée de Kaltbrunnen

La randonnée commence dans le Schwarzbubenland («pays des garçons noirs») de Soleure. L’origine de ce nom n’est pas très claire. Pour certains, il provient de l’activité autrefois lucrative de la contrebande. Cette explication se fonde sur le fait que des enclaves soleuroises sont situées à la frontière française. Pour définir l’activité de contrebande, on parlait de «noircir». Les contrebandiers étaient en majorité de jeunes hommes ou «garçons», ce qui aurait donné naissance à l’expression «garçons noirs». Mais cette dernière pourrait aussi être le surnom donné par les Bâlois au temps de la Réforme aux Soleurois restés catholiques, tandis que Bâle adoptait la Réforme. Après quelques pas à peine, on entre dans le paysage fascinant des gorges. Des langues-de-cerf ornent les parois rocheuses et d’épais tapis de mousse recouvrent des blocs de roche et des souches. Des troncs brisés pendent dans les branchages d’autres arbres, des géants déracinés sont coincés dans les parois des gorges et forment des ponts branlants. L’eau de l’Ibach a creusé de nombreuses grottes dans la partie inférieure de la vallée de Kaltbrunnen. Certaines d’entre elles incitent même à aller y faire un tour. N’oubliez pas votre lampe de poche! Dans ces grottes, les archéologues ont découvert des outils, des fers de lance, des aiguilles d’os et d’autres objets datant d’il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Soudain, l’Ibach conflue avec la Birs, ce qui signifie que l’on arrive au bout de la vallée de Kaltbrunnen et, tout de suite après, aux gorges du Chessiloch. Les parois rocheuses sont recouvertes de dessins d’armoiries. Ce sont les soldats qui surveillaient ce recoin stratégique de la vallée durant la Première Guerre mondiale qui dessinèrent sur la roche, et parfois même gravèrent dans la pierre, les armoiries de leurs cantons d’origine et de leurs unités. On termine la randonnée sur un chemin en revêtement dur jusqu’à la gare de Grellingen, dans le canton de Bâle-Campagne.
Traverser l’Entlebuch le long de la Petite Emme N° 1472
Wolhusen, Neuemsern-Rossei — Hasle LU • LU

Traverser l’Entlebuch le long de la Petite Emme

La région du Napf, qui compte l’Entlebuch, est un massif montagneux sinueux composé de poudingue. Après le retrait des glaciers, la Petite Emme a assumé le rôle de jardinier paysagiste pendant des millénaires et elle continue de le faire aujourd’hui, parfois de manière dramatique, comme en 2005 lorsque les violentes intempéries ont causé d’importantes inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue. Depuis Neuemsern-Rossei, où l’on peut prendre un bon café dans un grill, on revient quelques mètres en arrière sur la route, jusqu’au pont qui mène sur l’autre rive. D’ici, le chemin prend la direction de l’amont puis fait une boucle en suivant la rivière Fontanne, qui draine une part importante de la région du Napf. On rencontre parfois des chercheurs d’or dans la Fontanne, qui ne trouvent en général que de très fines paillettes dans leur pan. Pourtant, selon la légende, le cœur du Napf recèlerait une immense pépite d’or... Peu après le pont Kappelbodenbrücke, la rivière nous offre un spectacle inattendu. À cet endroit, la Petite Emme a creusé plusieurs entailles dans le sol en poudingue et s’y infiltre en bouillonnant. Attention, les rochers sont glissants! L’arrivée à Entlebuch est presque surréaliste: après avoir traversé un paysage riverain très sauvage par endroits, on débouche subitement au milieu d’énormes bâtiments de sociétés de vente par correspondance. Derrière le village, on revient sur les rives de la Petite Emme puis on marche tantôt au bord de l’eau, tantôt plus en hauteur. Peu avant Hasle, Feldgüetli, une grande place de jeu, d’activités sportives et de grillade, invite les randonneurs à faire une pause prolongée. Si l’on veut manger un bout avant de rentrer, on peut faire un petit crochet depuis la gare jusqu’au village de Hasle, où l’on trouve des restaurants et des supermarchés.
Du fromage, des fleurs et la crête du Moléson N° 1473
Plan-Francey — Le Moléson, Station • FR

Du fromage, des fleurs et la crête du Moléson

Les promeneurs qui arrivent au bon moment à Moléson-sur-Gruyères sentent d’emblée le parfum du Gruyère qui émane de la fromagerie de démonstration, toute proche. Pendant le trajet en funiculaire jusqu’à Plan-Francey, la face nord du Moléson, striée de bandes rocheuses, semble toujours plus raide. Tel une sentinelle têtue, le sommet impressionne par son isolement et sa forme conique massive et tronquée dans une région parsemée de dents et de vanils aiguisés. De Plan-Francey, le chemin contourne tout d’abord le sommet par sa face ouest. Bien aménagé, il monte et descend doucement à travers des prairies fleuries et des forêts clairsemées. C’est depuis le replat nommé Le Villard-Dessus que commence la vraie montée. Les randonneurs empruntent d’abord une petite route asphaltée puis gravissent un étroit sentier de montagne, très raide sur une courte distance, jusqu’à l’alpage Tremetta. Bientôt, ils atteignent la crête du Moléson. Il reste quelques mètres à franchir jusqu’au sommet, mais l’ascension se fait en douceur. Bien qu’il n’atteigne que 2000 mètres d’altitude, le Moléson offre un panorama exceptionnel grâce à sa situation isolée. Par temps clair, on aperçoit les Alpes de Suisse centrale, avec le Titlis, les célèbres sommets bernois, une série de 4000 mètres valaisans et le mont Blanc. On distingue aussi le lac Léman, qui scintille au sud-ouest, et les lacs de Neuchâtel, de Morat et de Bienne loin au nord. À propos du parfum du Gruyère: les auberges de Plan-Francey, de l’alpage du Gros-Plané et du Moléson, bien sûr, ne sont pas à dédaigner! Toutes ces adresses servent du Gruyère sous forme solide ou fondue.
Vers Aarberg par le Frienisberg N° 1474
Frieswil — Aarberg • BE

Vers Aarberg par le Frienisberg

Frieswil est un village à l’authenticité préservée qui émerveille par la vue qu’il offre par temps clair sur les Alpes bernoises et fribourgeoises, le Pays des Trois-Lacs et le Jura. On peut déguster un café à la boulangerie du village, ouverte même le dimanche matin. Un panneau, tourné vers la pente ascendante, indique déjà la tour «Chutzentum». À l’orée de la forêt, un banc permet de profiter encore un moment de la vue. Puis on pénètre dans le monde de la forêt par une sorte de grande porte faite de feuilles et d’aiguilles, passant de la clarté éblouissante de la campagne aux ombrages qui se tissent entre les troncs des grands arbres, sous un toit de feuilles frémissant. Que les rêveurs prennent garde: le chemin de randonnée tourne quelquefois à angle droit et il est facile de le rater si l’on est plongé dans ses pensées ou dans une conversation passionnante. Tout à coup, on aperçoit la Chutzenturm à travers les arbres. Cette construction en bois de 45 mètres de haut a été érigée en 2010 sur le territoire du Frienisberg. Un escalier de 234 marches mène à la plate-forme d’observation la plus élevée, qui offre une vue à 360°. Près d’Elemoos, le chemin ressort de la forêt pour traverser des terres cultivables ainsi que les villages de Baggwilgraben et Lobsigen. Quelques passages se font ici sur l’asphalte. Après la fabrique de sucre, ses envolées de vapeur et ses pétarades, on arrive dans la paisible petite ville d’Aarberg. Lors de sa fondation vers 1220, Aarberg était encore entourée par deux bras de l’Aar. Il n’en reste plus qu’un depuis les corrections des eaux du Jura. La place de la ville est ourlée de maisons bourgeoises bien conservées, abritant aujourd’hui un restaurant après l’autre. Contrairement à Frieswil, les randonneurs ont ici l’embarras du choix pour s’attabler.
Du Chasseral aux ruines près de Sonvilier N° 1476
Chasseral Hôtel — Sonvilier • BE

Du Chasseral aux ruines près de Sonvilier

Le château d’Erguel, visible de loin, trône au-dessus de Sonvilier. D’après la légende, une jeune noble amoureuse, folle de tristesse et de chagrin, se serait laissé mourir de faim à l’abri de ses murs. Cette randonnée très variée et suscitant beaucoup d’émotions commence sur le Chasseral, un des sommets les plus hauts du Jura. La vue d’ici est trop belle pour repartir aussitôt. Une auberge de montagne permet de retarder un peu la descente et de profiter plus longuement du panorama sur les lacs du Plateau s’étendant même jusqu’aux Alpes. Que les randonneurs se consolent en se mettant en marche: sur l’itinéraire qui part vers l’ouest, ils pourront porter leur regard loin à l’horizon au-dessus des Franches-Montagnes. Le chemin de randonnée descend à travers les maigres pâturages du Jura et atteint une adorable petite vallée. Au lieu d’emprunter les gorges de la Combe Grède pour la descente, on traverse une forêt jurassienne pierreuse en direction de Les Pontins. À la hauteur de La Corne, un petit détour s’impose pour gagner une saillie rocheuse. De ce point de vue, les randonneurs aperçoivent à leur pied les rochers de la Combe Grède, Saint-Imier et, au-delà, les éoliennes du Mont-Soleil. La prochaine opportunité d’étancher sa soif est la Métairie des Plânes. Peu après, on randonne à travers un paysage aux allures de jardin, avec de vénérables érables sycomores marqués par le temps et les intempéries, qui invitent à une petite halte contemplative. De l’auberge Les Pontins, il ne reste que quelques centaines de mètres à franchir jusqu’aux ruines de l’ancien château d’Erguel. C’est ici que l’ancien châtelain fit autrefois assassiner le bien-aimé de sa fille, qui ne lui plaisait guère. Aujourd’hui, plus rien ne rappelle cet épisode funeste. C’est par une belle allée plantée de tilleuls qu’on arrive à Sonvilier, où l’on n’aperçoit plus les ruines que loin à l’horizon.